Délicate solitude qui flotte sur le dessus de lit J'entends ton souffle lent qui réchauffe l'atmosphère N'osant bouger, je reste silencieux, en sursis Un cauchemar m'a fait frémir, je ne sais quoi faire....
Une injustice, et une autre, des multiples mensonges Viennent peupler les draps, et me tordre l'oreiller Je ne suis qu'un cri de douleur, qui hurle et me ronge Alors, ne bougeant plus, le cauchemar m'a réveillé
Le bateau que j'ai abandonné, est devenu un ennemi Ce souvenir n'est plus délicieux, ni lisse, Il chevauche la honte et les odeurs de moisit Comment ais-je pu, si longtemps en être complice ?
Alors je prends de la hauteur, je m'envole, Le coton de ta voix est la pour adoucir, Ma crainte, dans le noir, et tu rigoles.... Je reste sur le nuage, aux parfums de Monastir.
Cela fait des siècles que tu es douce Des millénaires que tu es délicate Le monde, l'eau, le vent, la mousse Chaque choses est toi, la terre est plate.
Le phoenix que je deviens entre tes bras Ressemble à ce que je suis ; des larmes et des pierres. Pour l'éternité et un jour, je vais sucer le sucre de tes doigts Debout, heureux, souriant et fier.