Toute une nuit, les yeux refermés Sur la brume terne et enfermé Dans mon être mélancolique J'ai oublié pour un temps la panique Pour ne plus qu'entendre ta voix Et dire ce en quoi je crois Nous dansions dans une plaine verte Seuls au monde, le monde était notre perte Nous recherchions le souffle de l'éternité Qui nous unirais dans la pureté J'entends la respiration sur ta peau Et ma main caresse doucement ton dos Mes baisers s'attardent au creux du plaisir Tes yeux se ferment et tu vis pour t'offrir Oh mon aimé, que de création Jouissance passionnée dans notre passion La tête me tourne, je refuse le jour Je ne veux rien perdre de toi, même pour Me rapprocher du jour de nos retrouvailles Cette nuit si belle comme des fiançailles Inéluctable, le soleil fait place a lune Ton image doucement s'envole telle une plume Me laissant ta douceur au milieu de ma brume
Qui déjà se léve après la lune ?
Car j'ai vécu depuis longtemps, que de nuits Il me manque de vivre le jour.