Voyage au Maroc
D'une marche rapide, je l'ai vu Marrakech parcourir,
Une ville aux milles senteurs de souk et de surprises, Une promenade romantique, des cactus, sans soupir Aux Jardins Majorelle, le bleu et le jaune sont de mise. Il y a dans cette nuit folle, sur Jama el Fna La femme dont le regard parle aux enfants, Et dans mon ventre, tellement de délicieux plats Les tambours et les arnaqueurs y résonnent de chants. Puis l'Ourika ou l'air est vif, la neige proche. Tu me suis, je suis tes pas, sur les rochers glissants. Cascades majestueuses, les figues passagères de tes poches Écoutent les chèvres audacieuses, les berbères dans le couchant. Passant par Imlil, j'ai parcouru à flancs de montagne Le chemin qui les fait vivre, et nous de les rencontrer. Au détour des arbres en fleurs, le vert aussi nous accompagne Les rires des enfants et leurs chants, y restent accrochés. Au bord de l'Océan, il y a une falaise, et une énorme vague, Elle dors au fond, et nous non, Safi gronde de ses mobylettes Une orange de nuit, la pluie, recouvre sa rouge bague, Mais l'homme aux poissons grillés nous fait la causette. Essaouira, peuple de pécheurs et de marchands C'est le gardien, qui nous régale de son tagine aux congres Leur gentillesse est une offrande, le Ryad émouvant Les matins sont lents, au plafond, dansent les ombres. La plage, longue et abandonnée, verse sur la grève, Le sel de nos envies, ensemble nous profitons seuls. Des dunes aux vues unique, sur les vagues qui se lèvent. Un fantasme réalisé, le sable de ton crumble. Le bruit est sourd et mes oreilles sont pourtant bouchés A côté de moi, le gros monsieur, parle en arabe Toi, pensive, tu rêves du soleil et de ces reflets T'imaginant encore la-bas, au milieu des arbres. Mes oreilles bourdonnent d'un lent souvenir Celui de ta voix, qui sur la plage nue Il n'y avait que les vagues, pour venir à nos pieds mourir, Ces vacances furent à vivre, un hymne à ta vertu.
|