La fenêtre

La fenêtre

J'ai regardé par la fenêtre et je n'ai rien vu
J'attendais une bonne nouvelle, alors je suis déçu
Rien pas même de la pluie, ni du brouillard
Personne ne viens, pas de retard
J'ai regardé une nouvelle fois et j'ai aperçu
Un signe lointain, anonyme et cru
J'en voulais tellement, des dentelles fines
Comme des flambeaux qui s'illuminent
Alors j'ai attendu, attendu, attendu, encore
Tellement que je me suis assoupis
Les gens ne disait rien et me croyait mort
En effet, ma patience était morte d'ennuis
J'ai regardé par la fenêtre, et je n'ai rien revu
Pas même une image, ni de plume
Plus de mots, ni de soupir, à te croire perdu
Lentement, à la place du coeur, bat mon enclume
J'ai regardé par la fenêtre, je ne te vois plus
Mon enclume immobile, est gelée
Mes gestes et mes envies désarticulées
Je ne regarde plus la fenétre, j'en peux plus
Je n'ai pas regardé par la fenêtre, à quoi bon ?
Cela fait si longtemps, je n'y crois plus
Même les cailloux dans l'eau ne font plus de rond
Du reste je regarde encore moins la rue
J'ai muré ma fenêtre, et brulé mes yeux
Comment vivre sans espoir ?
Je me renferme en moi, blotti dans le noir
Je n'ai rien fait, et je m'en veux
J'aurai du vivre dans la rue, pour te voir
Chaque jour tu serais passé devant moi innocemment
J'aurai dégusté ton odeur, assis sur le trottoir
T'aurais possédé, habité inconscienment
Et qui sais, un jour tu m'aurais aperçu
Tu aurais baissé ton regard sur moi
J'aurais brulé a l'intérieur, emplit d'émoi
Mon coeur aurais illuminé toutes les rues
Alors laissons les fenêtres ouvertes
Ne sais t-on jamais, la vie est superbe
Des surprises, des folies et des découvertes
En attendant, il me reste tes verbes

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