A mon coeur

A mon coeur

Métronome de la vie, témoin de mes déveines
Ce coeur endolori s'ennuie et bat à peine,
Pesant organe timide, poussif diesel fumant,
Tu attends avec peine et palpite gentiment.
Associés ad vitam, tu dois te demander :
« Que fais mon hôte sans âme, à quoi peut-il penser ? »
Il pense à sa Dame, à celle qu'il aimait
Aux enfants de leurs chairs, innocents déchirés.
Tu attends l'emballage, quand un sang bien nourri,
Doit monter au visage, le laisser tout rougi,
Répandre la chaleur dans des corps engourdis,
Ou leur donner la force de s'aimer toute la nuit.
Il te faudra attendre, errer encore longtemps,
Je confie ta patience à mes tendres enfants,
Emballe-toi à leurs voix, bats pour eux en souriant,
Et même si je suis mort, maintiens-moi tout vivant.
Et puis un jour peut-être, un jour hors agenda,
Tu devras être à l'heure et cogner à tout va,
En attendant l'instant, admettons qu'il viendra,
Essaie d'rester en forme, surveille bien ton poids,
A défaut d'sentiment, je veux bien t'entraîner,
Sur des skis ou un bike, on peut bien s'amuser,
Simuler qu'on s'emballe, cacher la vérité,
S'préparer à vibrer et à nouveau s'aimer.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *