Adieu Daniel…

Adieu Daniel…

Il est de ces personnes qui ont tout pour devenir des amis. Mais quelque chose empêche ce devenir. Le temps souvent, ou une barrière virtuelle que les relations professionnelles construisent.
C’est parce que nous étions en rapport étroit dans un cadre très professionnel, que cette frontière n’a probablement pas été franchie.
Car je suis persuadé que derrière ce grand pro, toujours vêtu comme sa fonction le lui oblige, se cachait un mec simple, bon vivant. Un mec de gauche, vraiment, un laïque pur jus, un progressiste.
Daniel, Directeur hors norme à l’Entraide Universitaire, avec qui je collaborais très régulièrement, était un mec bien.
Compétent, exigeant, dynamique et souriant. Ce genre de personne avec qui les choses sont claires, grâce à qui les dossiers avancent vite, pour qui la dilettante n’a aucune place. De l’humour il en avait aussi, à l’égal de son intelligence (les deux vont de paire).
Hier encore, nous partagions nos vues. Moi le prestataire (presque à demeure) et lui le « chef de projet ». Des vues éventuellement différentes, parfois exprimées de façon véhémente, mais la confiance mutuelle régnait et jamais nous ne perdions le fil.
Il est parti ce matin comme un voleur de temps, surprenant tout le monde, terrassé par un mal qu’il ne connaissait probablement pas. Oui, à 45 ans on se projette bien loin… comme sa petite famille qui, de fait, est détruite par ce que d’aucun appellent une injustice.
Injustice d’autant plus cruelle que son enfant fêtait sa première année ce jour même.
Je lui dis adieu avec émotion car, même si nous n’étions pas amis, il y a suffisamment de tristesse dans mon coeur pour lui dédier cette bafouille.

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