An Pierlé et Oxmo Puccino

An Pierlé et Oxmo Puccino

Après avoir parlé de Muse ici même (leur dernier album est médiocre) voilà t’y pas que je découvre sur Inter (France) deux artistes totalement différents : Oxmo Puccino et An Pierlé.

L’un, français, est dans les bacs « hip-hop/rap » et l’autre, belge, en « musique pop ». Chacun a sorti deux albums très sympas et, c’est la raison de cette brève, deux chansons magnifiques aux ambiances qui le font.

Oxmo Puccino & the Jazzbastards « Lipopette bar »

Bien que sois éclectique en matière de musique (à tendance pop/rock marquée) je n’adore pas le rap ou le hip-hop. Je l’écoute donc de façon très épisodique et n’ai que très peu de connaissances sur le sujet. Je ne suis pas, non plus, un fana de texte. Baigné dans la pop des années 70, ce fut bien pratique de n’y rien comprendre à l’époque (sinon il y aurait 70% à jeter !). Mes oreilles ont toujours considéré la voix comme un instrument parmi d’autres.

Maintenant, ce qui est absolument certain est qu’Oxmo Puccino écrit des textes qui racontent une histoire, avec une gouaille. Et il les chante avec une bonne diction, sans forcer l’accent banlieue (ziva ta mère !).

Il est aussi évident que de vrais musiciens l’entourent. Des « zicos » qui savent manier du son et des arrangements. Fini les samples (ou si peu) mais des instruments qui vibrent et font vibrer.

Son single, premier titre de l’album, nommé « Perdre ou gagner » est une perle. Intro, développement, conclusion, tant textuel que sonore. Un ami me faisait remarquer que le Clan des siciliens était passé par là. Certes, mais franchement l’ambiance de cette chanson est splendide. La musique est truffée de détails, grâce à une guitare à la fois lancinante et accrocheuse, une batterie très rock. C’est surprenant. D’autant que ça met tout le monde d’accord à la maison, les jeunes et les moins jeunes…

Le reste de l’album raconte assez bien la vie du Lipopette bar, avec Kali est les autres. On y entendra même des sons jazzy (!).
Juste un hiatus : j’ai trouvé la prise de son est un peu froide.

An Pierlé & White Velvet

Les filles cartonnent depuis un moment. Qu’elles soient française (francophones) ou étrangères, il y en a pour toutes les oreilles.

Et mes feuilles ont capté une voix, un son qui rappelle Pretenders ou les Motels. Un petit zeste de Kate Bush, comme Emilie Simon (enfin moins). On entend même des riffs de gratte qui renvoient à Pat Benatar.
Enfin quoi, que des top models de la musique !

Oui je sais, comparer n’est pas toujours gratifiant pour un artiste. Mais j’avais envie de situer la bête. Une fille du plat pays qui chante en anglais, avec un accent parfait.

Autant le dire tout de suite, l’album est très bon. Dès la première écoute je me suis senti en territoire connue. A part peut-être un titre (« Not the end » trop proche du style Chrissie Hynde) l’ensemble s’écoute bien, souvent en douceur. Elle a de la voix sans en faire trop, elle l’accompagne parfois du piano, la musique est bien sentie comme les arrangements. La prise de son est, cette fois, excellente.

Ce qui fait la force de cette artiste est la maîtrise des changements de ton, arme absolue de l’émotion sonore. Des harmonies surprenantes et pourtant familières (peut-on créer aujourd’hui ?) qui me régalent. Des clins d’oeil aussi : « It’s got to be me » un poil Beatles.
Si vous aimez la pop, si les voix féminines vous font chavirer, achetez cet album !
Ou téléchargez-le légalement…

Enfin, il y a « Jupiter » premier titre de l’album (décidément). Une merveille et, comme le titre de Puccino : intro, développement et conclusion. Peut-être un break plus marqué qui relance le morceau en hérissant les poils, avant de le conclure avec maestria. Je me suis surpris à l’écouter en boucle… simplement magnifique.

An Pierlé est à suivre de près, bien que je sache parfaitement qu’on ne s’improvise pas critique musical 😉

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