Le Papillon de Novembre

Le Papillon de Novembre

Le Papillon de Novembre.
Blotti au fond d'un trou noir sous un pont
Un papillon décide que mourir, c'est non
C'est l'autonme et bientôt l'hivers
Et les papillons n'ont rien à y faire.
Pourtant ce titi parisien, papillon de printemps
A bout de souffle, vis chaque instant
Au milieu des tours et de la pollution
Il sait ce qu'il y a de bon dans l'abandon
Bronzé et souriant, voici le papillon polynésien
Perdu, dans un coup de vent sibérien
Il atterit dans la brume nauséabonde de Paris
Séche ses ailes de soie, et sourit
Ensemble les papillons se regardent et échangent
Des impressions de vol en société
Des immersions au sol tels des archanges
Qu'ils ont un jour été.
C'est la lumière des éphémères
C'est le firmanent des amants
Au milieu de la pollution des passants
Les papillons s'envolent hors de la terre
Avec moi, si tu venais ?
Non, à ces cheminés,je suis trop attaché
Souffles chaud, vitesse et freinage
Monuments et mirroir rond tel une cage
Ivre de miel, tuyaux de métal
Peinture vive et douleur
Le papillon du soleil n'a pas peur
Soudain dans un effort tel un râle
L'un offre ce qu'il a de plus beau
L'autre ce qu'il a de plus cher
Polynésien tu es mon héro
Parisien tu es ma lumiére.
Un vent se léve et emporte le bronzé
La pluie, le froid les fleurs artificielles
Attirent le papillon gelé
L'autre pars se bruler les ailes

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