Le sommeil

Le sommeil

Il y en a qui appréhendent ce moment, de peur de ne pas le trouver,
D'autre qui le redoute, de peur d'y voir ce qu'ils ne veulent pas voir,
Ceux qui ne se souviennent de rien, ou juste sans opinion,
Certains y passent comme à la douche, sans réfléchir, ni le sentir.
Moi c'est autre chose, un moment que j'attends avec impatience.
Chaque fin d'après midi c'est le même cérémonial, je pense au doux moment
Ou le silence se ferra, dans la plénitude et le noir, viendra ma gloire.
Il y a mille et une façon de trouver le sommeil et de le ressentir
Mais aucune n'est aussi douce que celle que je découvre chaque soir.
Délicatement, elle retire ses vêtements, la lumière joue avec les ombres.
Et moi, je scrute dans la pénombre les rayons de lune qui caressent ses courbes
Il ne se passe pas un soir sans que j'admire son corps qui se découvre.
C'est comme une mise en bouche dans un quatre étoiles, la note de parfum.
Son odeur, emplie la chambre, ou l'espace, ou l'univers, ou juste mes narines,
Quand soudain, elle se plie pour s'allonger, et se blottir au creux de mes bras.
Elle respire doucement, elle est en sécurité et le sait, elle est confiante.
Sa main effleure les draps, comme une douceur dans un champs de blé.
Son dos, adopte le matelas, et moi sa position, pour lui faire une combinaison,
D'amour, ou mon bras sous sa tête, l'entoure tel le serpent.
Ma poitrine, bat le rappel des émotions, et mes yeux font les persiennes.
Mon autre main, se promène sur les collines et les creux, en voyages festifs.
Ma bouche n'ose pas dire, car aucun mot n'existe encore.
Silence, le souffle ronronne, et le vent respire dans les grands arbres dehors.
Elle espère un orage, de la pluie, et de la fraicheur…….
C'est une enfant jeune et confiante qui repose au creux de mon épaule.
Maintenant, mes caresses délicate livrent les massages attendus,
Le souffle de mon amour se calme, et se fait plus silencieux, mais je sais,
Que le secret est bien gardé, ses paupières lourdes, ne le disent à personne.
La broussaille sombre s'offre à mes mains, et mes doigts se perdent,
Dans sa chevelure, une ballade longue de douceur, qu'elle adore.
Voici, comment j'appréhende le sommeil, avec l'amour comme passagère.
Le poids de son fardeau se fait plus léger, elle s'abandonne, et silence.
La respiration révélatrice m'indique, que la nuit est tombé, sur son âme.
Ah, le calme et la délicatesse de son sommeil dans mon repos,
C'est comme un ciel de printemps, ou les pétales de cerisiers seraient tombés.
Comme un pic-nic surprenant au bord d'une rivière, arrosé d'un léger vent chaud
Comme un orage brutal, qui surprendrait les amoureux blottit.
Pour moi le sommeil est une récompense surprenante chaque soir, ma femme,
Est mélangée en moi, sa peau fusionne avec la mienne, et ses mains ont mes doigts.
Nos yeux fermés, sont ouverts sur nos coeurs, personne d'autre ne connait cela.
J'en suis certain.
Jusqu'au matin, ou avec le sourire, elle me regardera, sans me voir
Du bout des doigts, caressant mon front ou ma bouche.
Nos baisers se trouveront, avant que le soleil ne nous touche.
Nous vivrons alors, la plus belle journée du monde, et confiant,
Ensemble, nous attendrons l'instant merveilleux, ou nous partirons en voyage
Vers le sommeil, celui, unique qui nous enveloppe chaque nuit.
Enlacés et émerveillés.

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