Quoi le bon sens ?

Quoi le bon sens ?

Quoi, ou est le bon sens de nos jours ?
On en voit qui dise que le bon sens est dans la technologie, d’autre que le bon sens est dans les recettes d’antan, d’autres encore qui trouvent qu’il est dans la position du lotus ou ailleurs encore.
Moi ce que j’en pense c’est que nous vivons dans un monde qui ne se soucis plus du bon sens. Comme dit la vieille maxime, POURQUOI FAIRE SIMPLE QUAND ON PEUT FAIRE COMPLIQUé.
Mais oui, c’est bien là le problème, sous prétexte de faire compliqué, il faut être de plus en plus « in » pour comprendre un peu de certain sujet, et sinon on risque vite d’être « out ». Alors vous avez comme moi, gardé vos certificats de garantie et autres factures d’achat, vous avez lu vos notices d’utilisations des nombreux appareils plus ou moins domestiqués, vous avez 35 mots de passe et 92 code secret. Et lorsque vous partez en vacances il vous manque l’essentiel….. la paix de l’esprit car votre bien est sûrement visité par des romanos indélicats qui chient dans vos draps…… et vous avez une assurance qui couvre les risques de vols mais pas la merde dans les draps….. et l’alarme fonctionne que si on l’enclenche, et puis vous avez oublié le mot de passe d’activation. Oui ce monde est compliqué. Imaginez que nous ne sommes plus capables de risquer quoique ce soit. Il faut un retour sur investissement, ou une garantie, ou un plan B……. c’est le principe de l’assurance, de l’assurance vie, du placement boursier, de notre vie. On en fait de moins en moins et on veux gagner de plus en plus, de tout, de moins de contraintes, pour être comme les autres. La consommation de masse est passée par là. Merci Mr Ford.
Mon grand-père me disait qu’avant on pouvait reconnaître un fils de bonne famille à un fils d’ouvrier. Aujourd’hui, je suis soit fils de ministre soit fils de voleur, soit rien, car je suis comme les autres. C’est la démocratie, c’est l’égalité poussée à son paroxisme. C’est bien, mais à force de vouloir tous se ressembler, on trouve des familles qui explosent car elles sont en surendettement chronique et dans l’impossibilité de s’en sortir, car la relation avec l’argent est tronquée. Il faut que le salaire s’aligne sur le train de vie, et non l’inverse. Il faut avoir le portable, le scanner, le four à micro-ondes, le voyage en Mauritanie pour voir les Zèbres en hiver, et puis la Laguna avec surface vitrée exceptionnelle et climatisation pour les bouchons, le grand-écran pour mater les pubs, le PC qui meurt chaque 18 mois, le disque de Lalanne, voir le dernier centre commercial à la mode. Car depuis le XXéme siècle, un grand changement arrive…… on bosse aussi le dimanche, car il faut occuper les masses a leur occupation préférée…. A savoir la consommation. C’est tellement plus sympa de prendre sa voiture, de trouver une place sur le parking, et de se jeter dans l’exploration d’un long couloir éclairé aux néons et de voir les boutiques qui poussent et qui meurent comme des champignons. Alors que si le bonhomme moyen marche dans un bois, il ne consomme que de l’air………………… et qui vend de l’air (à part Chirac… personne).
Si tu veux conduire un camion, il faut le permis X et une moto le permis Y, une moissonneuse batteuse un permis G et une planche à voile….. rien encore ? Pour faire une ballade il faut des autorisations, et pour lancer une idée il faut être passé par la fameuse règle du principe de précaution….. attention si cela peut arriver une fois sur 10 000, alors mieux vaut se protéger chaque fois. Tel un Shadok. Si y’a pas de solution c’est qu’il n’y a pas de problème.
Bientôt il faut faire des études pour juste et simplement pouvoir comprendre la société et les éléments qui la composent. Un grand-père m’appelle aujourd’hui car il est sur un ordinateur qui n’a même pas en jours ce que le Pépé a en années……. « pourquoi c’est écrit en rouge ? Quoi la fenêtre ? Quoi le bouton ? Quoi la sélection ? » etc…. et puis finalement il regrette son stylo….. mais pour faire « in » il a acheté un ordinateur à 500 000 balles, il n’est pas encore passé aux nouveaux francs qu’il faut parler l’Euro.
Bien sûr je ne crie pas « halte au progrès », mais quoique des fois. Le progrès nous assiste, nous rend dépendant au lieu de nous rendre autonome et plus intelligent. Qui se souvient des dates des semences ? Qui se souvient des proverbes sur le temps ? Qui se souvient de l’importance des plantes médicinales ? Qui mange des fèves et des potimarrons ? Qui connaît la valeur des coco de Paimpol et autres agneaux salés ? C’est pas tout de connaître le fonctionnement du dernier cri du GSM, ou la programmation de la dernière machine à laver qui lave quand on n’est pas là. A propos avant la machine à laver elle vérifiait si on était là avant de laver ?
Je pense qu’on passe doucement à une société où la terre, les plantes, les arbres, les animaux, les matins brumeux, les lacs gelés, les couchers de soleil, les odeurs de bruyères, les petits plats de mamie, et le regard sur l’horizon, à une société ou le paraître est plus important que le vivre.
Alors aujourd’hui c’est de bon ton de dire « Pourquoi faire aujourd’hui ce que je pourrai faire faire par un autre demain » alors qu’hier c’était, « on reconnaît l’arbre à ses fruits ».
Donc quoi, quelle époque épique où les héros de l’enfance de nos enfants sont des chanteurs de paillettes, et les aventuriers de nos têtes blondes battent des records de conneries avec des engins qui polluent…………….. ou les informations nous crachent des images de pyromanes, de kamikazes qui brûlent des discothèques ou des milliers d’enfants meurent de malnutrition et d’autre d’obésité. On nous parle de la paix et on voit la guerre, on nous parle de l’amour et on voit les cours de la bourse, on nous chante les louanges des artistes d’antan (tel Chagall, Picasso, Rembrandt, Montesquieu, Verlaine) et on nous passe Drucker et la Star Académie ou encore les Grosses Têtes……….
Le monde est glauque mon ami, et ça s’écrit G 2 L O Q…………….
« Memento, homo, qui a pulvis es et in pulverem reverteris »
«Souviens-toi, homme, que tu es poussière et que tu retourneras en poussière»

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