Le big Macabé

Le big Macabé

Le Big Macabé
Aujourd'hui je me suis réveillé mort
Mort, comme un chien dort
Alors pas de petit-déjeuner ce matin
Adieu, odeur du miel sur le bon pain
De mon vivant j'étais un homme
Dans mon au-delà je suis un nom, une date
Il m'est arrivé de tomber dans les pommes
De gripper sur un toit, telle une chatte
Les gens ne faisait pas attention
A moi, a rien, et puis depuis ce matin
Leurs yeux sont remplis d'émotions
Je n'étais pourtant pas leur chien
La famille s'étreint, pleure, et se mouche
Ce sont les fiançailles d'un macabé
Les hommes sombres, me ferment la bouche
Mon regard est absent, même pas arrêté
Quelle sensation mortelle, d'être mort
Ni le froid, ni le chaud ne me refroidissent
Pas un cri, pas un pincement ne me tort
Mes poils a jamais ne grandissent
Range, ma bien-aimé cette mousse à raser
Mon parfum étrange de trépassé vert
Est mon seul atout pour les faire jaser
Avec leurs ailes, les anges m'espèrent
Que faire de toi, mon corps inutile
Dure froid, et moins pratique qu'une tuile
Un peu de terre ou de feu, regrets éternels
En lettres dorés, comme une ritournelle
Voilà, je suis mort, et n'en faite pas un plat
Dans quelques mois, plus rien n'existera
J'ai respiré la dernière goutte d'oxygène
Je suis parti avec les mains pleines
C'est le soir déjà et je n'ai rien vu venir
Il m'ont laissé la, mort de peur sur la table
La boite en bois vide, ou je ne peux tenir
Finira abandonné et vermoulue dans l'étable
A trop vouloir mourir, on finit par vivre
C'est le lendemain, et me revoilà ivre
Au sommet des nuages virevoltant
Prenant la pose un cours instant
Je vous y vois déjà, mort, et bien
Mettez vous a ma place, ce n'est pas rien
Mourir sans partir, valse précaire
Allez laissez moi donc faire ! !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *