Le nucléaire : quadrature du cercle écologique ?

Le nucléaire : quadrature du cercle écologique ?

Ce GIF qui met en scène 3 réacteurs qui s’écroulent au profit de 3 éoliennes qui fleurissent à leur place, c’est rigolo…
J’ai enquêté un peu. Apprenons que remplacer un réacteur par de l’éolien signifie une forêt de marguerites géantes. Le calcul issu de valeurs moyennes :
– une réacteur produit 7 500 000 MWh par an (MWh = Méga Watts heure)
– une éolienne produit 10 000 MWh par an
– il faut donc ±750 éoliennes pour remplacer un réacteur

Pour 19 centrales en France, soit 58 réacteurs, il nous faut donc ±43500 marguerites d’acier.
Comme on ne peut installer que quelques éoliennes au km² pour que le rendement soit optimum, une « ferme éolienne » serait des dizaines de fois plus grande que Paris ; certains calculs évoquent même la surface de la Bretagne…

Comme on ne sait pas stocker l’énergie d’une éolienne (en l’absence de supraconductivité opérationnelle), tout déficit de vent impacte autant ce rendement, ou ce nombre.

Je ne parle pas des panneaux solaires dont la durée de vie est moindre que l’éolien et dont le rendement est faible. De plus, ils sont fabriqués à partir de silicium, dont l’industrie est l’une des plus polluantes au monde

Quel est le fond du débat ?
1. sauver les êtres humains à proximité d’une centrale nucléaire et de ses déchets.
2. sauver la planète du réchauffement climatique (donc l’Homme à grande échelle).

Dans le premier cas, oui, un accident serait terrible et meurtrier. Il rendrait inerte une surface du territoire pour de nombreuses années.
Dans le second cas, si l’on considère que la production de CO2 (l’ennemi n°1 du climat selon les experts) d’une centrale équivaut à 15 grammes de CO2 par Kilowatt heure, l’énergie nucléaire est sans conteste une énergie « propre », comparable aux énergie renouvelables et sans comparaison avec les énergies fossiles.

Par conséquent, je pense que ce débat sur le nucléaire en France est un leurre à moyen terme. Un épouvantail brandi par certains pour mousser.
Le vrai débat, urgent, est de sauver la planète de la pollution (notamment CO2) et de la surconsommation.

L’urgence est de favoriser massivement l’achat de véhicules propres, faciliter l’isolation de nos logements, développer et optimiser les transports collectifs, influer sur les leviers d’économie d’énergie. Fiscalement c’est certainement possible et, à vue de nez, plus réalisable dans l’immédiat que démanteler nos 58 réacteurs et produire/installer 750 éoliennes ; on le sait, le coût est pharaonique.

Mais la politique répond actuellement à cet axiome mathématique : le plus court chemin d’un point à un autre est la ligne droite. Nous sommes certainement trop stupides pour comprendre les finesses d’un parallélépipède… déjà l’écrire, boudiou !

Pendant ce temps, je remets l’achat d’un scooter électrique à plus tard, tant l’aide de l’État est insignifiante. Le surcoût à ma charge, la durée de vie des batteries (50% du véhicule à terme) me fait reculer. Alors RATP ! (Rentre Avec Tes Pieds).

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