Vapoter sans batterie, sans limite d’énergie

Vapoter sans batterie, sans limite d’énergie

Une cigarette électronique sans batterie !

Las des batteries fragiles des cigarettes électroniques, jamais chargées où il faut, quand il faut, j’ai décidé de les ménager en fabriquant ce système très simple.
Pourquoi ne pas utiliser un des dispositifs du commerce, type eGo USB passthrough ?

D’abord car le port USB d’un PC délivre un courant jusqu’à 500mA (au mieux), ce qui est généralement trop faible pour les vapoteurs. Ensuite, qui dit USB dit PC ou chargeur USB. L’objectif ici étant de pouvoir alimenter le système via l’alimentation 12V de mon PC de bureau – cette dernière délivre un courant de plusieurs Ampères – ou une alimentation externe du commerce. Il n’est pas rare de voir le petit bloc alim d’une Livebox délivrer jusqu’à 2A. Le miracle du découpage.

Un régulateur de tension LM317

Le montage tourne autour d’un régulateur variable connu et éprouvé : le LM317. Il s’acquière pour quelques kopeks. Le plus cher du montage étant de récupérer ou acquérir un petit boîtier métal pour le refroidissement du LM317.

Ce dernier peut procurer jusqu’à 1,5A selon la tension d’entrée et de sortie. J’ai choisi une tension de sortie (Vout) fixe de 4,2V, suffisante pour la plupart des clearomizers et autres atomiseurs. Pour la tension d’entrée (Vin), un peu plus de 6V suffisent au régulateur pour tourner, mais cette tension est difficile à trouver. On tablera sur 9 ou 12V, des tensions standardisées dans le commerce des alimentation/adaptateurs externes. NB : le LM317 supporte jusqu’à 28V ce qui est bien trop pour espérer un courant de sortie acceptable.

Notez que j’ai omis les condensateurs de liaison/filtrage (C1 et C2) dédiés à la régulation du LM317. On abaisse ici une tension déjà régulée. Rien n’empêche les perfectionnistes de les ajouter, vu leur taille.

Massacre à la pince !

Après avoir mis l’une de vos batteries au rebut, désolidariser le capot du bloc vissant (avec une pince multiple par exemple). Virer la batterie et l’électronique. Conserver le câble connecté au centre du bloc vissant, qui véhicule la tension positive à l’atomiseur. La tension négative est véhiculée par le bloc métal lui-même (masse).

Percer le cul du capot d’un forêt de 4 à 5mm, puis passer un câble de section suffisante (de 0,5 à 0.75mm² par brin). Sa longueur dépend de votre système d’alimentation en amont. Le mien mesure 1 mètre.

Souder la masse sur une partie métallique quelconque. Le positif de l’entrée et de la sortie (petit câble conservé) sera soudé au bouton poussoir. Ce dernier est fonction de votre fournisseur. Le mien vient de récupération. Ce bouton doit permettre de supporter au moins 1A. J’ai ajouré le trou de l’ancien bouton eGo pour le passer et le bloquer avec de la pâte à fix.

Le réducteur de tension

A partir du schéma de principe, pour Vout=4,2V et R2=120 Ohms (recommandation datasheet) :

il est aisé de calculer la valeur de R1 soit 283 Ohms. On choisira la valeur normalisée soit 270 Ohms. Avec un peu de chance et la tolérance de 5%, elle approchera la valeur idéale, ce qui fut mon cas (tension de sortie = 4,2V pile poil !). Sinon, deux résistances de 560R en parallèle feront l’affaire ou encore, dans la série 1%, une résistance de 280 Ohms. On peut aussi mettre un petit ajustable (comme sur le schéma ci-dessus, 1KO max) afin de régler cette tension au poil. Enfin, au poil si l’on met un multi-tours car le dixième de Volt est compliqué avec un ajustable céramique classique.

Dans la mesure où mon montage est « en l’air » et que les 4,2V me conviennent, j’ai fait l’impasse. Plus on monte en tension, moins la résistance de l’atomiseur… résiste !

Le connecteur jack alim qui fait la différence

Acquérir une fiche alim chassis 2.1 mm a visser, y connecter la broche 3 du LM317 au positif (pin central dans 99% des cas) et R1 au négatif, ou directement au boîtier, si vous avec choisi une « masse flottante ».

Attention à isoler le dos du régulateur avec mica et entretoise, en cas de connecteur métal, car cette partie est connectée à la broche 2 (Vout). Ce dernier se mettrait en protection, vu le court-circuit…

Il vous reste alors à brancher une alim externe 7 à 15V délivrant 1 à 2A – comme la plupart des alimentation à découpage du commerce – et vous avez dans les mains une vapoclope de compétition ! Vérifiez bien la polarité de cet adaptateur (positif au centre) ; elle est gravée sur le boîtier.

Pour ma part, cela fait longtemps que je sors le 12V de mon PC de bureau, via des fiches bananes, afin d’alimenter différents systèmes. Au vu de la taille modeste de cet ensemble, ça me permet de balader ma BatClopeMobile où je veux 😉

PS : discussions vapotage à propos de ce billet sur forum-ecigarette.com et ecigarette-public.com

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