Les 10 plus gros mensonges en audio

Les 10 plus gros mensonges en audio

Traduction de The 10 biggest lies in audio par Peter ACZEL, automne 2000, n°26 de The Audio Critic. Publiée sur Pasbanal le 5/11/2007

La célèbre boutade de Lincoln, selon laquelle on ne peut pas tromper tout le monde tout le temps, apparaît être à peine applicable à l’audio haut de gamme. Ce qui suit est une tentative de la faire entendre.

Je suspecte fortement les gens d’être plus naïfs aujourd’hui qu’ils ne l’étaient quand j’étais plus jeune. En ce temps, nous ne mettions pas d’aimants dans nos chaussures, la police n’utilisait pas des psychologues pour rechercher des personnes disparues, et aucun chef d’état depuis Hitler n’avait consulté d’astrologues. La plupart d’entre nous croyait en la science sans aucune réserve. Quand l’ère de la hi-fi arriva, des ingénieurs comme Paul Klipish, Lincoln Walsh, Stew Hegman, Dave Hafler, Ed Villchur, et C.G. McProud étaient nos sources d’informations sur l’audio. Les gurus savants sans véritable éducation qui ne connaissent pas l’intégrale de ex étaient encore dans l’avenir sombre.

Ne me méprenez pas. En terme de champ de connaissance existante, le monde audio d’aujourd’hui est clairement loin devant ces temps passés; à une extrémité du champs il y a de brillants fabricants qui surpassent les précurseurs. Du côté sombre, néanmoins, un nouvel âge d’ignorance, de superstition, et de malhonnêteté règne. Pourquoi et comment cela est arrivé a été largement couvert dans les numéros précédents de cette publication (NDLA: The Audio Critic); ici je vise la liste des mensonges proférés par des malins pour piéger les crédules.

1. Le mensonge du câble

Logiquement ce n’est pas le mensonge par lequel commencer car les câbles sont des accessoires, pas des composants audio principaux. Mais c’est le plus gros, le plus sale, le plus cynique, le plus insultant envers l’intelligence, et par dessus tout le mensonge le plus frauduleusement profitable en audio, et il doit donc être placé en tête de liste.

Le mensonge consiste à dire que des câbles pour haut-parleurs et des fiches de connexion onéreux produisent un meilleur son que des produits standards, moyenne gamme (du genre de ceux de Radio Shack). C’est un mensonge qui à été montré, mis en disgrâce, et réfuté maintes et maintes fois par chaque véritable autorité existante, mais les gurus de l’audio détestent l’autorité et les innocents ne peuvent distinguer cela d’un charlatanisme destiné à servir leurs propres besoins.

La seule vérité est que la résistance, l’inductance et la capacité (R, L et C) sont les seuls paramètres affectant les performances sous le seuil des fréquences radio. Le signal ne sait pas s’il est transmis à travers un câble (RLC) cher ou bon marché. Oui, il faut payer un peu plus que le prix plancher pour des fiches correctes, le blindage, l’isolation pour éviter des problèmes de fiabilité, et il faut surveiller la résistance pour des connexions longues. En terme de performance électrique simple, néanmoins, un câble fait à partir de cintres redressés avec les bouts dénudés n’est pas d’un iota inférieur à un câble miracle de 2000€. Pas plus que ne l’est un classique câble pour lampe à 50c le mètre. Les câbles d’un prix extrêmement élevé constituent la plus grosse arnaque dans l’électronique grand public, et observer la capitulation pleine de lâcheté de la plupart des publications sur l’audio face à la pression des vendeurs de câbles est véritablement déprimant.

2. Le mensonge des lampes (des amplificateurs)

Ce mensonge est également, dans un sens, à propos d’un problème périphérique, car les lampes sont loin d’être répandues à l’époque du silicium. C’est un mensonge persistant néanmoins dans le marché haut de gamme de l’audio ; comptez juste le nombre de pages de publicités consacrées aux appareils à lampes à la fin d’un magazine hi-fi typique. Incroyable ! Tout comme l’est, bien sûr, l’affirmation que les lampes sont de manière inhérente supérieures aux transistors dans les applications audio : n’y croyez pas.

Les lampes sont bonnes pour les transmetteurs RF de forte puissance ou les fours à micro ondes, mais au moment de changer de siècle, pas pour les amplificateurs, pré-amplificateurs ou (bon dieu !) les appareils digitaux comme les lecteurs de CD ou DVD. Qu’y a-t-il de mal avec les lampes ? Rien, vraiment. Il n’y a rien de mal avec des dents en or non plus, même pour les incisives supérieures […] ; c’est juste que l’art dentaire moderne offre des options plus attractives. Tout ce que les tubes peuvent faire dans un appareil audio, des équipements sans lampes peuvent le faire mieux, à un moindre coût, avec une plus grande fiabilité. Même l’amplificateur à lampes le mieux conçu au monde aura une plus grande distorsion qu’un amplificateur à transistors aussi bien conçu et aura presque certainement besoin de davantage de maintenance (remplacements des lampes, recalibrage, etc.) pendant sa durée de vie. […]

En ce qui concerne « le son des lampes », il y a deux possibilités :
1. c’est une invention de l’imagination de l’audiophile trompé
2. c’est une coloration délibérée introduite par le fabricant pour entretenir des préférences altérées, et dans ce cas un amplificateur sans lampe pourrait facilement en imiter le son si le concepteur avait été assez pervers pour vouloir qu’il en fût ainsi.

Néanmoins, il existe des situations dans lesquelles un concepteur sophistiqué d’électronique hi-fi pourrait considérer l’usage de lampes (par exemple au niveau RF d’un tuner FM), mais ces exceptions rares et pratiquement limitées ne peuvent couvrir les mensonges courants et d’une grande variété des vendeurs de tubes qui veulent qu’on investisse dans une technologie obsolète.

3. Le mensonge antidigital

Vous l’avez souvent entendu, sous une forme ou une autre. A savoir : le son digital est largement inférieur à l’analogique. Le son numérisé est comme la photographie basique constituée de points dans un journal. Le théorème de Nyquist-Shannon est faux. Le taux d’échantillonnage de 44.1kHz des disques compacts ne peut pas rendre les hautes fréquences là où il n’y a que deux ou trois points d’échantillonnage. Le son numérique, même dans les meilleurs cas, est dur et haché. Et ainsi de suite… tout cela, sans exception, radotage ou présentation délibérée sous un mauvais jour. Une fois de plus, ce mensonge a peu d’impact dans la masse chez qui les technologies digitales ont gagné une totale acceptation ; mais dans les arcanes et parmi les tributaires du monde audio, dans les salons audio haut de gamme obstinés et les salles d’écoutes de divers gurus, cela reste une ligne de conduite.

La plus risible manifestation du mensonge antidigital consiste à préférer le LP obsolète plutôt que le CD. Quant à choisir entre la bande master analogique et la bande master numérique, ceci reste une controverse semi-respectable. Mais choisir les clics, pops et craquements du vynil plutôt que le silence (pas de bruit de fond) des creux constituant les donnés numériques, ceci constitue une rejet pervers de la réalité.

Voici les faits scientifiques que n’importe quel étudiant en électronique (2nde année) peut vérifier pour vous : l’audio numérique possède des arguments irréfutables que l’audio analogique n’a jamais eu et ne peut pas avoir. Les 0 et 1 sont de manière inhérente incapables de créer de distorsion dans le signal, contrairement à une courbe analogique. Même un taux d’échantillonnage à 44.1kHz, le plus bas employé dans les applications hi-fi actuelles, restitue plus que de manière adéquate toutes les fréquences audio. Il ne causera aucune perte d’information dans la plage (des fréquences) audio : pas un iota, pas un scintilla. L’argument « comment restituer 20kHz avec deux points d’échantillonnage ? » est une mauvaise interprétation basique du théorème de Nyquist-Shannon. (Ceux qui ont des doutes devraient prendre des cours élémentaires de systèmes digitaux.)

La raison pour laquelle certains enregistrements analogiques sont meilleurs que certains enregistrements numériques est que les ingénieurs ont fait un meilleur travail concernant le placement des microphones, les niveaux (d’enregistrement), la balance et l’équalisation, ou encore que la pièce où a été effectué l’enregistrement avait une meilleure acoustique. Certains des premiers enregistrements numériques était en effets durs et hachés, pas parce qu’ils étaient numériques mais parce que les ingénieurs pensaient encore analogique, compensant par anticipation des pertes qui n’existaient pas. Les meilleurs enregistrements numériques actuels sont les meilleurs enregistrements jamais réalisés. Pour être juste, il faut admettre qu’un enregistrement analogique réalisé dans les meilleurs conditions possibles et un enregistrement numérique enregistré dans les meilleures conditions possibles, à ce niveau de leurs technologies respectives, seront probablement de qualité comparable. Néanmoins, le nombre de Druides Analogiques en adoration devant l’Arbre aux Merveilles décroît rapidement dans l’univers de l’enregistrement professionnel. La solution digitale est simplement la meilleure solution.

4. Le mensonge contre le test d’écoute en aveugle

Les lecteurs réguliers de cette publication savent comment réfuter les divers mensonges invoqués par ceux qui vouent un culte au haut de gamme pour s’opposer aux tests d’écoute en aveugle (tests ABX), mais une brève explication est nécessaire ici.

La méthode ABX demande que l’équipement A et l’équipement B soit ramenés au même niveau sonore à ±0.1 dB, après quoi on peut écouter aussi longtemps que voulu pour identifier totalement A et identifier totalement B. Si on pense qu’ils sonnent différemment, il est demandé d’identifier X qui est soit A ou B (comme déterminé par un processus de randomisation doublement caché). On est autorisé à faire des comparaisons A/X et B/X à n’importe quel moment, autant de fois voulues pour décider si X=A ou X=B. Comme une réponse au hasard mène au bon résultat 50% du temps, un minimum de 12 essais est demandé pour une validité statistique (16 seraient mieux, 20 encore mieux). Il n’y a pas de meilleur moyen pour déterminer scientifiquement si on affirme juste entendre une différence ou si on peut vraiment l’entendre.

Les gurus vous diront que les tests ABX sont complètement invalides. Tout le monde sait qu’un Krell a un meilleur son qu’un Pioneer, alors s’ils sont indiscernables l’un de l’autre dans un test ABX, c’est que la méthode ABX est mauvaise : c’est leur logique. Tout le monde sait que Joe est plus grand que Mike, alors s’ils mesurent tous les deux 1m80 il y a quelque chose qui cloche avec le mètre ruban, n’est-ce pas?

Les objections habituelles des gurus face aux test ABX sont qu’il y a trop de pression (du genre « voyons à quel point vous entendez bien »), trop peu de temps (du genre « continuez, nous avons besoins de 16 essais »), trop d’éléments insérés sur le chemin du signal (c’est à dire relais, switches, atténuateurs, etc.) et bien sûr le jargon assorti sur la perception sonore. Tout cela n’est que fausses pistes pour détourner l’attention des fondements du contrôle du test. La vérité est que l’on peut faire un test ABX tout seul, sans pression de la part d’autres participants, que l’on peut prendre autant de temps que voulu (pourquoi pas 16 essais en 16 semaines?), et que l’on peut vérifier la transparence des systèmes de contrôle. Les objections sont totalement boiteuses et hypocrites.

Voilà comment on met à terre un hypocrite anti-ABX mentant, fumeux et sournois. Demandez lui s’il croit à un type de test A/B. Il dira sûrement oui. Alors demandez lui quelle perspicacité spéciale il gagne à (1) ne pas ramener les niveaux sonores à la même valeur et (2) regarder furtivement vers les plaques avec le noms des appareils. Regardez le se tortiller et perdre contrôle.

5. Le mensonge du feedback (retour en boucle sur l’amplificateur opérationnel)

Un feedback négatif dans un amplificateur ou un pré-amplificateur est mauvaaaais. Pas de feedback du tout est boooon. Tel est le mensonge largement invoqué.

Le fait est qu’un feedback négatif est l’un des outils les plus utiles disponible pour créer des circuits. Cela réduit la distorsion et augmente la stabilité. Seul à l’Age de bronze de la conception d’amplificateurs (à transistors), dans les années 60 et au début des années 70, le feedback était utilisé de manière si radicale et sans discernement par certains fabricants que le circuit pouvait avoir divers types de problèmes. Ce fut le début du fétichisme anti-feedback. Au début des années 80, un nombre de publications fondamentales d’Edward Cherry (Australie) et Robert Cordell (USA) ont, sans l’ombre d’un doute, mis en lumière qu’un feedback négatif est totalement bénin tant que certaines règles sont strictement observées. Assez de temps s’est écoulé depuis pour que la vérité soit comprise. Les tenants du dogme anti-feedback sont soit malhonnêtes, soit ignorants.

6. Le mensonge du rodage

Ce tissu de conneries (bullshit) largement réitéré consiste à faire croire que les éléments audio électroniques, et même les câbles, produiront un « meilleur son » après une période de rodage de quelques jours ou semaines ou mois (oui, mois). Pure connerie. Les capacités (des condensateurs) prennent « forme » en quelques secondes après la mise sous tension. La tension des transistors se stabilise en quelques minutes (et tout cela ne devrait pas du tout avoir d’importance capitale dans un équipement bien conçu, pour commencer). Il n’y a absolument aucune différence en terme de performance entre la première heure d’utilisation d’un amplificateur (ou pré-amplificateur ou lecteur CD) et la 1000eme. Quant aux câbles, aïe… Nous avons à faire à des vaudous audiophiles plutôt qu’à la science. […]

Les enceintes, cependant, peuvent exiger une période de rodage de quelques heures, peut-être un jour ou deux, afin d’atteindre des performances optimales, cela parce qu’elles constituent des systèmes mécaniques avec des pièces mobiles sous la contrainte qui a besoin d’y régner. (La même chose est vraie pour les appareils avec effets de retour et les armes à feu.) Cela ne veut pas dire qu’une enceinte n’aura pas un « bon son » en sortant de l’emballage, pas plus qu’une voiture avec 15km au compteur ne sera pas bonne à conduire.

7. Le mensonge du double câblage

Même des audiophiles plutôt sophistiqués tombent dans ce tour de passe-passe. Qui plus est, les fabricants d’enceintes participent à cette mascarade quand ils disent que les deux paires de connecteurs à l’arrière d’une enceinte servent autant à faire un double câblage qu’à bi-amplifier. Certains fabricants d’enceintes aux noms respectés sont coupables de cette prosternation hypocrite face aux sacrements des gurus : dans les faits, ils se soumettent aux « réalités » du marché.

La vérité est que bi-amplifier a un sens dans certains cas, même avec un crossover passif, mais le double câblage fait partie du domaine vaudou. Si on bouge les deux extrémités d’un câble vers les connecteurs où sont branchées les extrémités de l’autre câble, absolument rien ne change d’un point de vue électrique. La loi de physique qui dit cela s’appelle le principe de superposition. En termes électroniques, le théorème de superposition dit qu’un nombre de tensions appliquées simultanément à un circuit linéaire résultera à une intensité qui est la somme exacte des courants qui résulteraient si les tensions étaient appliquées individuellement. Le vendeur hi-fi ou l’audiophile qui arrive à prouver le contraire serait instantanément un candidat pour quelques récompenses scientifiques et distinctions académiques. En même temps, il est seulement juste de dire que le double câblage ne fait pas de mal. Il ne fait simplement rien. Comme les aimants dans les chaussures.

8. Le mensonge du filtre secteur

A peu près tout ce qu’il y a à savoir sur ce sujet a été dit dans les manuels d’utilisation des produits de marque Brysson : Tous les amplificateurs de marque Brysson sont fournis avec un circuit de haute qualité dans leur alimentation destiné à contrer les RF, les piques de tension et les autres problèmes dus au secteur. Les amplificateurs de puissance de marque Brysson ne nécessitent aucun système de filtre secteur spécialisé. Brancher directement l’amplificateur à la prise électrique.

Ce qu’ils ne disent pas c’est que la même chose est plus ou moins vraie avec tous les amplificateurs bien conçus. Ils ne sont pas forcément tous du niveau de ceux de Brysson en stabilité et en rendement, mais s’ils sont d’une certaine qualité ils peuvent être directement branchés sur une prise électrique. Si vous avez les moyens de vous offrir un filtre secteur alors vous avez aussi les moyens de vous offrir un amplificateur bien conçu, auquel cas vous n’avez pas besoin du filtre secteur. Il ne fera strictement rien pour vous. Notez qu’il n’est pas question ici des onduleurs utilisés en informatique. Ces onduleurs coûtent moins qu’une boîte magique Tice Audio, et les ordinateurs et leurs composants sont plus vulnérables que des appareils audio décents.

Le plus gros et stupide mensonge à propos du courant « propre » consiste à dire qu’il faut un cordon d’alimentation cher et spécialement conçu pour obtenir le meilleur son possible. N’importe quel cordon capable de supporter les tensions et intensités dans la maison sera aussi efficace qu’un autre. Les cordons ultra haut de gamme constituent une fraude. Vos circuits audio ne savent pas ce qui est à du côté (entrée) courant alternatif de l’alimentation, et cela n’a pas d’importance pour eux. Ce qui importe, c’est le courant continu dont ils ont besoin. Pensez à cela. Le tuyau qui a servi à remplir le réservoir a-t-il une importance pour votre voiture?

9. Le mensonge sur le traitement des CD

Cela remonte à l’époque du vynil, quand traiter la surface des LP avec divers liquides et sprays magiques pouvait parfois (mais pas toujours, loin de là) se traduire par une lecture améliorée, spécialement quand des résidus étaient déposés dans les sillons lors du pressage. La logique commerciale mit en avant, dans les année 80 et 90, des produits magiques similaires pour le traitement des CD. Le problème est que la seule chose qu’un CD a en commun avec un LP est qu’on peut mettre des substances grasses sur sa surface. La surface d’un CD, néanmoins, est très différente. Ses minuscules découpures ne correspondent pas à des lignes d’onde analogique mais contiennent simplement un code numérique fait de 0 et de 1. Ces 0 et 1 ne peuvent pas être « améliorés » (ou « dépréciés » dans ce cas) de la manière dont on peut parfois rendre les sillons d’un LP plus faciles à parcourir. Il n’y que des 0 ou des 1, c’est tout. On pourrait aussi bien polir une pièce de 25c de telle sorte qu’un caissier ne la prenne pas pour une de 10c.

N’utilisez simplement pas de traitement pour les CD: feutres verts, sprays ou étiquettes. Les idiophiles qui disent pouvoir percevoir l’amélioration ne peuvent jamais, jamais, identifier le CD traité dans un test en aveugle. Nul besoin d’ajouter que ce qui est écrit plus haut est aussi applicable pour les DVD.

10. Le mensonge de l’Oreille (l’ouïe) en Or

C’est le mensonge multi-usage qui devrait peut-être être placé en tête de liste en tant que No.1, mais il sera également bon pour conclure la liste. Ceux qui ont une Oreille en Or (OO) veulent vous faire croire que leur ouïe est si fine, si exquise, qu’ils peuvent entendre d’infimes nuances de sons joués mais trop insaisissables pour nous autres. Absolument faux. N’importe qui sans une ouïe abîmée peut entendre ce qu’ils entendent, mais seuls ceux qui ont la pratique et l’expérience savent qu’en faire, comment interpréter.

Ainsi, si une enceinte a une coupure (de fréquences) à 3kHz, cela ne sera perçu comme une réponse (en fréquences) régulière par personne, oreille en or ou pas, mais seule l’oreille expérimentée identifiera rapidement le problème. C’est la même chose quand un mécanicien identifie pratiquement immédiatement le problème en écoutant le bruit d’un moteur. Son ouïe n’est pas plus fine que la vôtre: il sait juste ce qu’il écoute. On pourrait en faire autant après avoir travaillé sur autant de moteurs que lui.

Voilà maintenant la mauvaise partie: les Oreilles en Or auto-proclamées (gurus subjectifs, vendeurs hi-fi haut de gamme, meneurs de clubs audio, etc.) utilisent souvent leur soi-disant ouïe supérieure pour intimider. « N’entendez-vous pas? » disent-ils en comparant deux amplificateurs. On est supposé entendre un grande différence entre les deux alors qu’en réalité, il n’y en a aucune : les OO ne peuvent pas l’entendre non plus; ils disent juste qu’ils le peuvent en se fiant à leur statut reconnu d’OO. Triste à voir.

Et la meilleure défense contre le mensonge de l’Oreille en Or est bien sûr le double test ABX en aveugle (voir #4 plus haut). Ce test fait la distinction entre ceux qui disent entendre quelque chose et ceux qui entendent vraiment. C’est impressionnant le faible nombre d’OO, s’il y en a, avec des résultats aux tests ABX qui correspondent.

Il y a bien sûr davantage de gros mensonges en audio que ces dix, mais gardons en de côté pour une autre fois. En plus, ce n’est pas l’industrie audio qu’on devrait blâmer mais la culture de consommation folle associée à l’acceptation d’une science « vaudou ». L’industrie audio, spécialement dans le secteur haut de gamme, réagit à peine face au climat ambiant. Finalement, chaque culture a ce qu’elle mérite.

Quelle est cette image en tête de cet article ? Il s’agit d’un « élévateur de câble » qui pourrait mériter un onzième chapitre ici. Pour s’en convaincre, lire la description complète sur cette page (en anglais). Pour les anglophobes voici un paragraphe édifiant : « L’avancée la plus significative appliquée au DFSS est le pont suspendu à double bande de câble, conçu pour supporter n’importe quel câble, puissance ou signal, tout en dissipant l’énergie vibratoire à travers les bandes de polymère volontairement tendues. La deuxième innovation est le composé granulaire absorbant l’énergie qui remplit la base du DFSS. Cette formulation de composé absorbe l’énergie au sol qui s’accorderait autrement au câble, causant la dégradation du signal. »
Étrange, aucun prix Nobel de physique n’a jamais été accordé à un quelconque inventeur de matériel de ce genre…

130 réactions au sujet de « Les 10 plus gros mensonges en audio »

  1. J’ai tout lu et j’adhére , l’audiophile est un snob au même titre que l’amateur de grands crus, des gars qui se l’allonge et qui pérore et qui ne savent pas quoi faire de leur argent….
    le refus du test à l’aveugle dit tout sur le sujet.

  2. Je ne suis pas spécialiste en électronique ou numérique, mais j’ai une certaine oreille et, pour moi, le vinyle apporte un plus considérable qui tient, à mon avis, du fait qu’il y a un frottement matériel (celui du diamant sur le disque) qui, d’une certaine manière, reproduit le frottement (on appellera ça « distorsion » si on veut) des instruments de musique réels. Ça donne consistance au son que le digital, avec ses fréquences flottantes, ne rendent pas.
    Finalement, d’une certaine manière, je trouve le mp3 meilleur que le wave étant donné la contraction du son que produit sa compression. Il a plus de corps.

    Concernant la qualité du son, j’ai eu à vivre un jour une expérience assez bluffante. J’étais à un salon sur la hifi à écouter une chaîne très chère et réputée de haute qualité avec mes propres disques. Le son n’était pas mauvais mais pas transcendant non plus à mon sens (pas de quoi mettre 15 000€). Un ingénieur est alors arrivé et a demandé à mettre un filtre de sa fabrication. Le son est devenu tout à coup excellent. Chaque instrument d’un quintette pouvait être distingué, avec un son exceptionnellement proche de la réalité. Malheureusement, j’ai perdu le contact de l’ingénieur… Avis aux connaisseurs.

    Merci pour l’article quoi qu’il en soit !

    1. 95% des vinyles vendus aujourd’hui sont issus d’enregistrements (masters) numériques. Quant au frottement du « diamant » qui reproduit quoi que ce soit d’autre que du son, c’est une interprétation… originale.

  3. Bonjour,
    Dominique et pas, « jacques a dit »…!

    Depuis peu, je me rééquipe d’un système haute fidélité à une fin unique de plaisir d’écoute et avec un budget plutôt modeste. j’ai, très modestement quelques connaissances sur certains produits du marché, connaissances plus axées autour du matériel des années 70/80 . Je viens de faire l’acquisition d’enceintes Sampans de chez Georges Cabasse. A cette époque j’étais un mordu de hifi et je me suis vite rendu compte des excès en tous genres exercés par certains fabricants et revendeurs, toutefois, je rêvais à l’époque de posséder un jour des enceintes de cette qualité. 40 ans après, je constate avec un certain regret que peu de chose ont évolué quant à l’escroquerie évidente exercée dans ce domaine. j’essaie de mon côté d’optimiser la qualité du petit système que je suis entrain de réaliser et pour ce faire, je fais appel à un revendeur HIFI pour acheter les premiers câblages. Je communique donc avec ce professionnel en lui faisant part de mes premiers sentiments sur mon système, ses plus et ses moins. A aucun moment cette personne n’a su, ou pu me dire que mon système me donnait les résultats des maillons que sont : sources, électroniques et hauts parleurs que ‘ai achetés mais que dans tous les cas, au contraire, je pouvais l’améliorer en me munissant de câbles de meilleurs qualités, que cet apport serait incontestablement flagrant.
    Juste donc cette petite intervention pour expliquer que je m’étais rendu compte de la supercherie il y a 40 ans et qu’aujourd’hui malgré les médiats, le bon sens et qui sait, une certaine culture, on essaie toujours de vendre de la poudre de perlimpinpin. De grâce, cessons de croire et d’acheter n’importe quoi, prévenons justement, dénonçons tout aussi justement ces conduites qui en d’autres temps auraient conduit certains à Cayenne ou sur le bûcher….
    Je sais pertinemment que si j’accorde une crédibilité aux arguments qui sont habituellement avancés par les revendeurs, d’ici 6 mois, j’aurai dépensé davantage en câble et autres gadgets que les quelques centaines d’euros réunies pour les appareils eux mêmes….

  4. Bonjour, vos propos ridiculisent les efforts et les énergies que certaines compagnies sérieuses en audio déploient dans la recherche constante d’amélioration des produits audio haut de gamme. En même temps, toute personne qui écoute en comparaison un ampli à tubes de qualité et un à transistor y entendra une distinction très claire dans le message audio. Il y a bien sûr une question de préférence, mais la différence est réelle. Croire qu’il n’y ait aucune distinction reviendrait à affirmer que le plaisir ressenti à conduire une Audi ou une BMW (en comparaison d’une Kia par exemple) n’est qu’une construction imaginaire de notre cerveau. Désolé, mais bien que vos intentions soient nobles et sincères à n’en point douter, vos affirmations ne correspondent en rien à ce que j’ai pu constater à l’achat et à l’écoute de mon système. Marc (non, je ne travaille pas pour une compagnie audio)

    1. Marc, vous devez lire attentivement le mensonge n°2 avant de répondre « à côté de la plaque », car votre plaidoirie ne correspond pas à ce qui est signifié.
      Quant à mettre ensemble les phrases « la recherche constante d’amélioration des produits audio » et « ampli à tubes de qualité » je pense que ça revient, pour reprendre votre comparaison automobile, à vouloir mettre un moteur d’Audi dans une Kia.

    2. Les amplis a tubes (pas les chinoiseries : dynavox, yaqin, jolida etc!) Je parle bien « des artisanaux » : Italiens, Anglais, Allemands, Russes etc.. qui sont très très bons, il n’ ya qu’a faire un test d’audition!
      Ou alors au vu des critiques que vous lancez dans vos soit disant « mensonges » pour moi vous devez être sourd, ou bien un gros jaloux « désargenté » qui bave devant les amplis a tubes sans pouvoir sans offrir un!
      Ne pas arriver a faire la différence entre du tube et du transistors est inconcevable!!
      Si vous êtes désargenté la solution de fabriquer vous-même existe cela s’appel le DIY!!

      1. Comme tant d’autres vous n’avez pas lu, ou pas compris… ou comme tant d’autres vous ne voulez pas comprendre.
        Il n’est écrit nulle part qu’il n’existe pas de différence entre les lampes et les transistors. Mais il est expliqué à quoi est dû cette différence et pourquoi elle n’est pas souhaitable. En haute fidélité.

  5. Quel drôle d’article ! Est-ce un canular ? Je voudrais réagir à chaud sur 2 des 10 mensonges présumés.
    1- Le mensonge des lampes : Tout musicien ou ingénieur du son qui a dans son studio manipulé la prise de son à travers une tranche de console numérique et une autre analogique à lampe, affirmera sans beaucoup d’hésitation que le son venant du préampli à lampe est bien plus facile à régler, beaucoup plus chaleureux et capable de retransmettre ce qui est très important en musique, à savoir les émotions. La différence provient de ce qui distingue la qualité de la quantité, le continu du discontinu. Une tranche analogique n’est pas un robot quantitatif, mais un être vivant, qui a ses propres caractéristiques essentielles. Pour numériser sans perte, il faudrait effectuer une prise de son à forte fréquence d’échantillonage (minimum 192kHz, 384 kHz), et encore, on aurait encore des pertes sur certains harmoniques. Donc il ne s’agit pas d’une « invention de l’imagination des audiophiles », mais bien d’une réalité sonore et musicale. Evidemment, le son numérique pour le téléphone, c’est super !

    2- Le mensonge antidigital. C’est la même chose ! Ici aussi, vous expliquez que le discontinu est meilleur que le continu. C’est vrai que le monde est fait d’une matière quantique et donc discontinue. Même les ondes électromagnétiques obéissent aux quantas, mais cela à des fréquences très nettement au-dessus des fréquences audio. Toutefois, l’amour ou la haine sont-ils quantiques ? Pourrait-on les « numériser » et les rendre quantitatifs, un peu dans le genre de « Je t’aime un peu (1), modérément (2), beaucoup (3), passionnément (4), à la folie (5), pas du tout (0) » ?

    Vous affirmez que la fréquence d’échantillonage de 44,1 kHz « ne causera aucune perte d’information dans la plage (des fréquences) audio : pas un iota, pas un scintilla. ». Or les musiciens et ingés-son savent bien qu’un tel son est dépourvu des harmoniques les plus fins qui colorent le son et sont responsables du « grain », du timbre et de la chaleur du son. Beaucoup de musiciens même avec un petit home studio, s’équipent de tranches analogiques et d’effets analogiques. Aux USA, beaucoup de studios professionnels numériques investissent à nouveau dans l’analogique (sans quitter le numérique pour autant). De grands fabricants de consoles sont restés à l’analogique (Névé, SSL, ..) Pourquoi une telle obstination si ce que vous dites était vrai ?

    Enfin, la qualité CD, avec dynamique de 16 bits et échantillonage à 44,1 kHz ne permet pas de restituer le jeu réel des orchestres symphoniques. Avec 6 dB par bit, la dynamique du CD ne restitue que 96 dB, alors que l’orchestre philharmonique de Berlin a été enregistré à 144,1 dB (norme homologuée) et est plus fort qu’un moteur Pratt & Whitney de Boeing 747-400 (142,1 dB) ! Il faut donc du 24 bits pour restituer le monstre ! Les SACD en 24 bits et 192 kHz s’approchent le plus fidèlement de la réalité que les vieux CD imparfaits.

    Les musiciens et audiophiles les plus exigeants recherchent avant tout la qualité, à savoir le résultat d’une sommation faite par nos sens et notre cerveau. Un son naturel même riche en imperfections ou au contraire en accents de virtuosité qui traduisent l’état d’âme du musicien, sera pour eux infiniment préférable à un son mécanique mathématiquement traité dépourvu d’âme, même s’il est très propre, voire « trop propre » ! C’est parce que notre âme est continue, pure qualité que la perfection qu’on envisage se doit de restituer toute la qualité et pas un nombre défini de tranches quantifiées. Alors oui pour le numérique, mais avec des fréquences minimum de 192kHz pour quantifier un son analogique haut de gamme.

    Question : Dieu est-il : A- numérique B- analogique C- continu, D- discontinu ?

    1. Vous reprochez à l’article d’affirmer… vous êtes donc l’arroseur arrosé.
      Laissez les musiciens et ingé-son s’amuser à créer avec tous les moyens qui leurs sont offerts. Le sujet ici est la restitution.
      Quant aux sempiternels arguments de l’échantillonnage, qui contredit le théorème de Nyquist-Shannon, chacun ira creuser sur les très bons sites qui expliquent les tenants et aboutissants du numérique. Et comme disait l’ami Pierre « Dieu m’tripote » ©

  6. Les 10 plus gros mensonges…
    Des articles comme ça, il y en a des centaines sur le net et sur tous les sujets. S’ils sont parfois assez bien documentés, ils ont tous le même défaut : ils sont écrits par des gens se prétendant savants en la matière : comme ici, où vous nous inondez de notions techniques par toujours en rapport avec le sujet et surtout, où vous adoptez un ton (pseudo-scientifique) tout autant péremptoire que celui des audiophiles / idiophiles que vous prétendez ridiculiser.
    Bref rien de bien nouveau et joli défonçage de portes ouvertes.
    Bien sûr qu’il y a des abus. Mais que voulez y faire lorsqu’ils sont colportés par ceux-là même qui dépensent des fortunes dans des câbles magiques et autres gadgets pour riches ?
    Que cherchez-vous ? Etre le prochain prophète techno-geek ?
    Pour ma part, j’ai eu une période profondément idiophile et j’en suis revenu, non pas parce que j’ai fini par croire que votre sainte parole était la SEULE VRAIE parole, mais tout simplement parce que je me suis finalement rendu compte que l’obtention du meilleur son était sans doute à rechercher pour chaque morceau de musique écouté et pour chaque moment de l’écoute dans la journée (je parle ici de fatigue, de disponibilité intellectuelle, bref de la qualité d’écoute que mes oreilles peuvent avoir à l’instant t).
    Une quadrature du cercle…
    Enfin, pour terminer, pourquoi n’avez-vous pas abordé le chapitre des formats audio : MP3 versus WAV / FLAC / DSD / MQA / etc…?
    Les fameux essais ABX (aux quels je crois !) ont montré que le MP3 320 Kbs ou même 256 Kbs bien encodés sont souvent indiscernables des formats lossless.
    Vous devriez nous pondre un bel article technico-scientiste sur ce sujet. Succès garanti !
    Je vous souhaite une belle journée, par ces temps de canicule, votre façon de brasser le vent me fait le plus grand bien…

    1. Vous écrivez « l’obtention du meilleur son était sans doute à rechercher pour chaque morceau de musique écouté et pour chaque moment de l’écoute dans la journée ».
      Vu comme ça on ne va pas pouvoir s’en sortir…
      Je dirais plutôt que dans la recherche de la fidélité – graal oublié par d’innombrables idiophiles – il y a un « son » qui nous convient (voire plusieurs) et d’autres non. Sans passer par la place Vendôme, sans toucher vingt mille, objet sous-jacent de cet article.
      Quant aux MP3 c’est bien connu de ceux qui ont essayé mais, encore une fois, un paquet « d’audiophiles » ne voudront jamais l’entendre de cette oreille 😉

  7. Au niveau des cables, le must est sur les cables numériques. on peut voir des cables optiques avec des connecteurs en or (si si…) ou des cables USB améliorant la dynamique, l’image… d’un signal numérique, soit une suite de 0 et de 1.

  8. Le mensonge du filtre secteur

    Le filtre secteur permet de ne pas renvoyer dans les enceintes les claquements des relais de commutation de n’importe quel appareil a proximité, de supprimer le pouf de l’ampli à la mise sous tension de celui ci, et des autres appareils dans la maison, frigo, aquarium, lampe allogène, et permet d’atténuer le souffle dans les enceintes, et joue sur la ronflette des câbles RCA dit blindés et que en fait pas vraiment et qui passent près des câbles 220v secteur dans le meuble( ronflette ). Les ampli à double alim toriques sont rares, mais si vous avez la possibilité d’en avoir, au niveau de la stéréo, cela s’entend très nettement sur un CD audio, ( si l’ampli est de classe A/B et avec 2 cartes d’amplification bien séparées les basses seront très riches en harmoniques et le son sera envahissant).

    1. Bonjour Rip, je vois pas en quoi un filtre secteur joue sur :

      • « le pouf de l’ampli à la mise sous tension de celui ci »
      • « le souffle dans les enceintes »
      • « la ronflette des câbles RCA dit blindés »

      Au passage, la ronflette est un souci lié essentiellement à une boucle de masse. Inexistante dans les matériels HiFi de qualité (avec un bon plan de masse). Le souci est connu en sonorisation car la multiplication des matériels et des câbles sur le trajet peut provoquer son apparition.
      Quant aux « ampli à double alim toriques » qui amélioreraient la diaphonie, pourquoi pas. Plus empiriquement en DIY, c’est aussi une solution très efficace pour minimiser le phénomène de ronflette. La multi-amplification « maison » avec une alim par module amplificateur est un must.

  9. Bonjour Pierre,

    Je suis tombé sur votre traduction par hasard, en essayant justement de retrouver un article qui pourrait m’aider à calmer les idiots qui me rabâchent toujours la même chose. Je suis très content. L’article est parfait !

    J’en ai profité pour lire tous les commentaires et… bon dieu ce qu’ils sont agressifs ces « idiophiles ». Je suis bluffé par votre capacité à rester calme et courtois.
    Ce qui me fait sourire c’est que parmi tous ces gens qui viennent vous cracher à la gueule (on va pas se mentir, au moins 80% des commentaires), personne n’a répondu à votre réponse.
    Et puis c’est dingue tout de même. Ce sont tous des illettrés ou quoi ? Il y a des fautes à chaque phrase et il n’y a aucune mise en forme dans leur message ce qui le rend très déplaisant à lire.

    En fait le problème est toujours le même et il n’a rien à voir avec le domaine de l’acoustique. Lorsque qu’une opinion est fortement ancrée, il se passe beaucoup de choses dans le cerveau. Un fait bien connu : le biais de confirmation (https://fr.wikipedia.org/wiki/Biais_de_confirmation)
    Ce biais cognitif est terrible et il n’y a qu’un seul moyen pour se rendre compte que l’on est en train de le subir : appliquer la méthode scientifique. Dans le domaine de l’acoustique, cela passe bien évidement par un test ABX en double aveugle.
    Quelqu’un qui a investi beaucoup de temps, d’énergie et d’argent aura un biais de confirmation très fort. On ne peut rien y faire, c’est inconscient. En revanche, il faut savoir reconnaitre que l’on se trompe. C’est difficile, je l’admets mais c’est important car ces gros mensonges ne profitent qu’aux industriels.

    Bon je ne suis pas psychologue du tout (qu’un jeune étudiant en cycle ingénieur) donc ce que j’affirme là n’est pas très précis mais l’idée est là. Faîtes des recherches pour plus de détails.

    Tout ça me rappelle le même débat stupide entre le FLAC 16bits 48Khz et le FLAC 24bits 192Khz…
    ===> https://xiph.org/~xiphmont/demo/neil-young.html

    Merci encore pour cette traduction !

    Passez une bonne fin de semaine 🙂

    1. C’est pas compliqué, les gens n’ont pas répondu à ce Robin des Bois de la musique (que je connais pas), c’est parce qu’ils n’auront pas le dernier mots de toute façon! Vous êtes le seul auquel il n’a pas répondu tout simplement parce que vous lui donné raison.
      Si les gens achètent des fichiers audiophile, des chaines, c’est peut-être pour l’amour de la musique, et je défi cet auteur de me trouver la formule pour la quantifié, chaque oreille est différente, c’est tout.

      Un musicien

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