Les 10 plus gros mensonges en audio

Les 10 plus gros mensonges en audio

Traduction de The 10 biggest lies in audio par Peter ACZEL, automne 2000, n°26 de The Audio Critic.
Ce texte est publiée sur Pasbanal depuis le 5 novembre 2007

La célèbre boutade de Lincoln, selon laquelle on ne peut pas tromper tout le monde tout le temps, apparaît être à peine applicable à l’audio haut de gamme. Ce qui suit est une tentative de la faire entendre.

Je suspecte fortement les gens d’être plus naïfs aujourd’hui qu’ils ne l’étaient quand j’étais plus jeune. En ce temps, nous ne mettions pas d’aimants dans nos chaussures, la police n’utilisait pas des psychologues pour rechercher des personnes disparues, et aucun chef d’état depuis Hitler n’avait consulté d’astrologues. La plupart d’entre nous croyait en la science sans aucune réserve. Quand l’ère de la hi-fi arriva, des ingénieurs comme Paul Klipish, Lincoln Walsh, Stew Hegman, Dave Hafler, Ed Villchur, et C.G. McProud étaient nos sources d’informations sur l’audio. Les gurus savants sans véritable éducation qui ne connaissent pas l’intégrale de ex étaient encore dans l’avenir sombre.

Ne me méprenez pas. En terme de champ de connaissance existante, le monde audio d’aujourd’hui est clairement loin devant ces temps passés; à une extrémité du champs il y a de brillants fabricants qui surpassent les précurseurs. Du côté sombre, néanmoins, un nouvel âge d’ignorance, de superstition, et de malhonnêteté règne. Pourquoi et comment cela est arrivé a été largement couvert dans les numéros précédents de cette publication (NDLA: The Audio Critic); ici je vise la liste des mensonges proférés par des malins pour piéger les crédules.

1. Le mensonge du câble

Logiquement ce n’est pas le mensonge par lequel commencer car les câbles sont des accessoires, pas des composants audio principaux. Mais c’est le plus gros, le plus sale, le plus cynique, le plus insultant envers l’intelligence, et par dessus tout le mensonge le plus frauduleusement profitable en audio, et il doit donc être placé en tête de liste.

Le mensonge consiste à dire que des câbles pour haut-parleurs et des fiches de connexion onéreux produisent un meilleur son que des produits standards, moyenne gamme (du genre de ceux de Radio Shack). C’est un mensonge qui à été montré, mis en disgrâce, et réfuté maintes et maintes fois par chaque véritable autorité existante, mais les gurus de l’audio détestent l’autorité et les innocents ne peuvent distinguer cela d’un charlatanisme destiné à servir leurs propres besoins.

La seule vérité est que la résistance, l’inductance et la capacité (R, L et C) sont les seuls paramètres affectant les performances sous le seuil des fréquences radio. Le signal ne sait pas s’il est transmis à travers un câble (RLC) cher ou bon marché. Oui, il faut payer un peu plus que le prix plancher pour des fiches correctes, le blindage, l’isolation pour éviter des problèmes de fiabilité, et il faut surveiller la résistance pour des connexions longues. En terme de performance électrique simple, néanmoins, un câble fait à partir de cintres redressés avec les bouts dénudés n’est pas d’un iota inférieur à un câble miracle de 2000€. Pas plus que ne l’est un classique câble pour lampe à 50c le mètre. Les câbles d’un prix extrêmement élevé constituent la plus grosse arnaque dans l’électronique grand public, et observer la capitulation pleine de lâcheté de la plupart des publications sur l’audio face à la pression des vendeurs de câbles est véritablement déprimant.

2. Le mensonge des lampes (des amplificateurs)

Ce mensonge est également, dans un sens, à propos d’un problème périphérique, car les lampes sont loin d’être répandues à l’époque du silicium. C’est un mensonge persistant néanmoins dans le marché haut de gamme de l’audio ; comptez juste le nombre de pages de publicités consacrées aux appareils à lampes à la fin d’un magazine hi-fi typique. Incroyable ! Tout comme l’est, bien sûr, l’affirmation que les lampes sont de manière inhérente supérieures aux transistors dans les applications audio : n’y croyez pas.

Les lampes sont bonnes pour les transmetteurs RF de forte puissance ou les fours à micro ondes, mais au moment de changer de siècle, pas pour les amplificateurs, pré-amplificateurs ou (bon dieu !) les appareils digitaux comme les lecteurs de CD ou DVD. Qu’y a-t-il de mal avec les lampes ? Rien, vraiment. Il n’y a rien de mal avec des dents en or non plus, même pour les incisives supérieures […] ; c’est juste que l’art dentaire moderne offre des options plus attractives. Tout ce que les tubes peuvent faire dans un appareil audio, des équipements sans lampes peuvent le faire mieux, à un moindre coût, avec une plus grande fiabilité. Même l’amplificateur à lampes le mieux conçu au monde aura une plus grande distorsion qu’un amplificateur à transistors aussi bien conçu et aura presque certainement besoin de davantage de maintenance (remplacements des lampes, recalibrage, etc.) pendant sa durée de vie. […]

En ce qui concerne « le son des lampes », il y a deux possibilités :
1. c’est une invention de l’imagination de l’audiophile trompé
2. c’est une coloration délibérée introduite par le fabricant pour entretenir des préférences altérées, et dans ce cas un amplificateur sans lampe pourrait facilement en imiter le son si le concepteur avait été assez pervers pour vouloir qu’il en fût ainsi.

Néanmoins, il existe des situations dans lesquelles un concepteur sophistiqué d’électronique hi-fi pourrait considérer l’usage de lampes (par exemple au niveau RF d’un tuner FM), mais ces exceptions rares et pratiquement limitées ne peuvent couvrir les mensonges courants et d’une grande variété des vendeurs de tubes qui veulent qu’on investisse dans une technologie obsolète.

3. Le mensonge antidigital

Vous l’avez souvent entendu, sous une forme ou une autre. A savoir : le son digital est largement inférieur à l’analogique. Le son numérisé est comme la photographie basique constituée de points dans un journal. Le théorème de Nyquist-Shannon est faux. Le taux d’échantillonnage de 44.1kHz des disques compacts ne peut pas rendre les hautes fréquences là où il n’y a que deux ou trois points d’échantillonnage. Le son numérique, même dans les meilleurs cas, est dur et haché. Et ainsi de suite… tout cela, sans exception, radotage ou présentation délibérée sous un mauvais jour. Une fois de plus, ce mensonge a peu d’impact dans la masse chez qui les technologies digitales ont gagné une totale acceptation ; mais dans les arcanes et parmi les tributaires du monde audio, dans les salons audio haut de gamme obstinés et les salles d’écoutes de divers gurus, cela reste une ligne de conduite.

La plus risible manifestation du mensonge antidigital consiste à préférer le LP obsolète plutôt que le CD. Quant à choisir entre la bande master analogique et la bande master numérique, ceci reste une controverse semi-respectable. Mais choisir les clics, pops et craquements du vynil plutôt que le silence (pas de bruit de fond) des creux constituant les donnés numériques, ceci constitue une rejet pervers de la réalité.

Voici les faits scientifiques que n’importe quel étudiant en électronique (2nde année) peut vérifier pour vous : l’audio numérique possède des arguments irréfutables que l’audio analogique n’a jamais eu et ne peut pas avoir. Les 0 et 1 sont de manière inhérente incapables de créer de distorsion dans le signal, contrairement à une courbe analogique. Même un taux d’échantillonnage à 44.1kHz, le plus bas employé dans les applications hi-fi actuelles, restitue plus que de manière adéquate toutes les fréquences audio. Il ne causera aucune perte d’information dans la plage (des fréquences) audio : pas un iota, pas un scintilla. L’argument « comment restituer 20kHz avec deux points d’échantillonnage ? » est une mauvaise interprétation basique du théorème de Nyquist-Shannon. (Ceux qui ont des doutes devraient prendre des cours élémentaires de systèmes digitaux.)

La raison pour laquelle certains enregistrements analogiques sont meilleurs que certains enregistrements numériques est que les ingénieurs ont fait un meilleur travail concernant le placement des microphones, les niveaux (d’enregistrement), la balance et l’équalisation, ou encore que la pièce où a été effectué l’enregistrement avait une meilleure acoustique. Certains des premiers enregistrements numériques était en effets durs et hachés, pas parce qu’ils étaient numériques mais parce que les ingénieurs pensaient encore analogique, compensant par anticipation des pertes qui n’existaient pas. Les meilleurs enregistrements numériques actuels sont les meilleurs enregistrements jamais réalisés. Pour être juste, il faut admettre qu’un enregistrement analogique réalisé dans les meilleurs conditions possibles et un enregistrement numérique enregistré dans les meilleures conditions possibles, à ce niveau de leurs technologies respectives, seront probablement de qualité comparable. Néanmoins, le nombre de Druides Analogiques en adoration devant l’Arbre aux Merveilles décroît rapidement dans l’univers de l’enregistrement professionnel. La solution digitale est simplement la meilleure solution.

4. Le mensonge contre le test d’écoute en aveugle

Les lecteurs réguliers de cette publication savent comment réfuter les divers mensonges invoqués par ceux qui vouent un culte au haut de gamme pour s’opposer aux tests d’écoute en aveugle (tests ABX), mais une brève explication est nécessaire ici.

La méthode ABX demande que l’équipement A et l’équipement B soit ramenés au même niveau sonore à ±0.1 dB, après quoi on peut écouter aussi longtemps que voulu pour identifier totalement A et identifier totalement B. Si on pense qu’ils sonnent différemment, il est demandé d’identifier X qui est soit A ou B (comme déterminé par un processus de randomisation doublement caché). On est autorisé à faire des comparaisons A/X et B/X à n’importe quel moment, autant de fois voulues pour décider si X=A ou X=B. Comme une réponse au hasard mène au bon résultat 50% du temps, un minimum de 12 essais est demandé pour une validité statistique (16 seraient mieux, 20 encore mieux). Il n’y a pas de meilleur moyen pour déterminer scientifiquement si on affirme juste entendre une différence ou si on peut vraiment l’entendre.

Les gurus vous diront que les tests ABX sont complètement invalides. Tout le monde sait qu’un Krell a un meilleur son qu’un Pioneer, alors s’ils sont indiscernables l’un de l’autre dans un test ABX, c’est que la méthode ABX est mauvaise : c’est leur logique. Tout le monde sait que Joe est plus grand que Mike, alors s’ils mesurent tous les deux 1m80 il y a quelque chose qui cloche avec le mètre ruban, n’est-ce pas?

Les objections habituelles des gurus face aux test ABX sont qu’il y a trop de pression (du genre « voyons à quel point vous entendez bien »), trop peu de temps (du genre « continuez, nous avons besoins de 16 essais »), trop d’éléments insérés sur le chemin du signal (c’est à dire relais, switches, atténuateurs, etc.) et bien sûr le jargon assorti sur la perception sonore. Tout cela n’est que fausses pistes pour détourner l’attention des fondements du contrôle du test. La vérité est que l’on peut faire un test ABX tout seul, sans pression de la part d’autres participants, que l’on peut prendre autant de temps que voulu (pourquoi pas 16 essais en 16 semaines?), et que l’on peut vérifier la transparence des systèmes de contrôle. Les objections sont totalement boiteuses et hypocrites.

Voilà comment on met à terre un hypocrite anti-ABX mentant, fumeux et sournois. Demandez lui s’il croit à un type de test A/B. Il dira sûrement oui. Alors demandez lui quelle perspicacité spéciale il gagne à (1) ne pas ramener les niveaux sonores à la même valeur et (2) regarder furtivement vers les plaques avec le noms des appareils. Regardez le se tortiller et perdre contrôle.

5. Le mensonge du feedback (retour en boucle sur l’amplificateur opérationnel)

Un feedback négatif dans un amplificateur ou un pré-amplificateur est mauvaaaais. Pas de feedback du tout est boooon. Tel est le mensonge largement invoqué.

Le fait est qu’un feedback négatif est l’un des outils les plus utiles disponible pour créer des circuits. Cela réduit la distorsion et augmente la stabilité. Seul à l’Age de bronze de la conception d’amplificateurs (à transistors), dans les années 60 et au début des années 70, le feedback était utilisé de manière si radicale et sans discernement par certains fabricants que le circuit pouvait avoir divers types de problèmes. Ce fut le début du fétichisme anti-feedback. Au début des années 80, un nombre de publications fondamentales d’Edward Cherry (Australie) et Robert Cordell (USA) ont, sans l’ombre d’un doute, mis en lumière qu’un feedback négatif est totalement bénin tant que certaines règles sont strictement observées. Assez de temps s’est écoulé depuis pour que la vérité soit comprise. Les tenants du dogme anti-feedback sont soit malhonnêtes, soit ignorants.

6. Le mensonge du rodage

Ce tissu de conneries (bullshit) largement réitéré consiste à faire croire que les éléments audio électroniques, et même les câbles, produiront un « meilleur son » après une période de rodage de quelques jours ou semaines ou mois (oui, mois). Pure connerie. Les capacités (des condensateurs) prennent « forme » en quelques secondes après la mise sous tension. La tension des transistors se stabilise en quelques minutes (et tout cela ne devrait pas du tout avoir d’importance capitale dans un équipement bien conçu, pour commencer). Il n’y a absolument aucune différence en terme de performance entre la première heure d’utilisation d’un amplificateur (ou pré-amplificateur ou lecteur CD) et la 1000eme. Quant aux câbles, aïe… Nous avons à faire à des vaudous audiophiles plutôt qu’à la science. […]

Les enceintes, cependant, peuvent exiger une période de rodage de quelques heures, peut-être un jour ou deux, afin d’atteindre des performances optimales, cela parce qu’elles constituent des systèmes mécaniques avec des pièces mobiles sous la contrainte qui a besoin d’y régner. (La même chose est vraie pour les appareils avec effets de retour et les armes à feu.) Cela ne veut pas dire qu’une enceinte n’aura pas un « bon son » en sortant de l’emballage, pas plus qu’une voiture avec 15km au compteur ne sera pas bonne à conduire.

7. Le mensonge du double câblage

Même des audiophiles plutôt sophistiqués tombent dans ce tour de passe-passe. Qui plus est, les fabricants d’enceintes participent à cette mascarade quand ils disent que les deux paires de connecteurs à l’arrière d’une enceinte servent autant à faire un double câblage qu’à bi-amplifier. Certains fabricants d’enceintes aux noms respectés sont coupables de cette prosternation hypocrite face aux sacrements des gurus : dans les faits, ils se soumettent aux « réalités » du marché.

La vérité est que bi-amplifier a un sens dans certains cas, même avec un crossover passif, mais le double câblage fait partie du domaine vaudou. Si on bouge les deux extrémités d’un câble vers les connecteurs où sont branchées les extrémités de l’autre câble, absolument rien ne change d’un point de vue électrique. La loi de physique qui dit cela s’appelle le principe de superposition. En termes électroniques, le théorème de superposition dit qu’un nombre de tensions appliquées simultanément à un circuit linéaire résultera à une intensité qui est la somme exacte des courants qui résulteraient si les tensions étaient appliquées individuellement. Le vendeur hi-fi ou l’audiophile qui arrive à prouver le contraire serait instantanément un candidat pour quelques récompenses scientifiques et distinctions académiques. En même temps, il est seulement juste de dire que le double câblage ne fait pas de mal. Il ne fait simplement rien. Comme les aimants dans les chaussures.

8. Le mensonge du filtre secteur

A peu près tout ce qu’il y a à savoir sur ce sujet a été dit dans les manuels d’utilisation des produits de marque Brysson : Tous les amplificateurs de marque Brysson sont fournis avec un circuit de haute qualité dans leur alimentation destiné à contrer les RF, les piques de tension et les autres problèmes dus au secteur. Les amplificateurs de puissance de marque Brysson ne nécessitent aucun système de filtre secteur spécialisé. Brancher directement l’amplificateur à la prise électrique.

Ce qu’ils ne disent pas c’est que la même chose est plus ou moins vraie avec tous les amplificateurs bien conçus. Ils ne sont pas forcément tous du niveau de ceux de Brysson en stabilité et en rendement, mais s’ils sont d’une certaine qualité ils peuvent être directement branchés sur une prise électrique. Si vous avez les moyens de vous offrir un filtre secteur alors vous avez aussi les moyens de vous offrir un amplificateur bien conçu, auquel cas vous n’avez pas besoin du filtre secteur. Il ne fera strictement rien pour vous. Notez qu’il n’est pas question ici des onduleurs utilisés en informatique. Ces onduleurs coûtent moins qu’une boîte magique Tice Audio, et les ordinateurs et leurs composants sont plus vulnérables que des appareils audio décents.

Le plus gros et stupide mensonge à propos du courant « propre » consiste à dire qu’il faut un cordon d’alimentation cher et spécialement conçu pour obtenir le meilleur son possible. N’importe quel cordon capable de supporter les tensions et intensités dans la maison sera aussi efficace qu’un autre. Les cordons ultra haut de gamme constituent une fraude. Vos circuits audio ne savent pas ce qui est à du côté (entrée) courant alternatif de l’alimentation, et cela n’a pas d’importance pour eux. Ce qui importe, c’est le courant continu dont ils ont besoin. Pensez à cela. Le tuyau qui a servi à remplir le réservoir a-t-il une importance pour votre voiture?

9. Le mensonge sur le traitement des CD

Cela remonte à l’époque du vynil, quand traiter la surface des LP avec divers liquides et sprays magiques pouvait parfois (mais pas toujours, loin de là) se traduire par une lecture améliorée, spécialement quand des résidus étaient déposés dans les sillons lors du pressage. La logique commerciale mit en avant, dans les année 80 et 90, des produits magiques similaires pour le traitement des CD. Le problème est que la seule chose qu’un CD a en commun avec un LP est qu’on peut mettre des substances grasses sur sa surface. La surface d’un CD, néanmoins, est très différente. Ses minuscules découpures ne correspondent pas à des lignes d’onde analogique mais contiennent simplement un code numérique fait de 0 et de 1. Ces 0 et 1 ne peuvent pas être « améliorés » (ou « dépréciés » dans ce cas) de la manière dont on peut parfois rendre les sillons d’un LP plus faciles à parcourir. Il n’y que des 0 ou des 1, c’est tout. On pourrait aussi bien polir une pièce de 25c de telle sorte qu’un caissier ne la prenne pas pour une de 10c.

N’utilisez simplement pas de traitement pour les CD: feutres verts, sprays ou étiquettes. Les idiophiles qui disent pouvoir percevoir l’amélioration ne peuvent jamais, jamais, identifier le CD traité dans un test en aveugle. Nul besoin d’ajouter que ce qui est écrit plus haut est aussi applicable pour les DVD.

10. Le mensonge de l’Oreille (l’ouïe) en Or

C’est le mensonge multi-usage qui devrait peut-être être placé en tête de liste en tant que No.1, mais il sera également bon pour conclure la liste. Ceux qui ont une Oreille en Or (OO) veulent vous faire croire que leur ouïe est si fine, si exquise, qu’ils peuvent entendre d’infimes nuances de sons joués mais trop insaisissables pour nous autres. Absolument faux. N’importe qui sans une ouïe abîmée peut entendre ce qu’ils entendent, mais seuls ceux qui ont la pratique et l’expérience savent qu’en faire, comment interpréter.

Ainsi, si une enceinte a une coupure (de fréquences) à 3kHz, cela ne sera perçu comme une réponse (en fréquences) régulière par personne, oreille en or ou pas, mais seule l’oreille expérimentée identifiera rapidement le problème. C’est la même chose quand un mécanicien identifie pratiquement immédiatement le problème en écoutant le bruit d’un moteur. Son ouïe n’est pas plus fine que la vôtre: il sait juste ce qu’il écoute. On pourrait en faire autant après avoir travaillé sur autant de moteurs que lui.

Voilà maintenant la mauvaise partie: les Oreilles en Or auto-proclamées (gurus subjectifs, vendeurs hi-fi haut de gamme, meneurs de clubs audio, etc.) utilisent souvent leur soi-disant ouïe supérieure pour intimider. « N’entendez-vous pas? » disent-ils en comparant deux amplificateurs. On est supposé entendre un grande différence entre les deux alors qu’en réalité, il n’y en a aucune : les OO ne peuvent pas l’entendre non plus; ils disent juste qu’ils le peuvent en se fiant à leur statut reconnu d’OO. Triste à voir.

Et la meilleure défense contre le mensonge de l’Oreille en Or est bien sûr le double test ABX en aveugle (voir #4 plus haut). Ce test fait la distinction entre ceux qui disent entendre quelque chose et ceux qui entendent vraiment. C’est impressionnant le faible nombre d’OO, s’il y en a, avec des résultats aux tests ABX qui correspondent.

Il y a bien sûr davantage de gros mensonges en audio que ces dix, mais gardons en de côté pour une autre fois. En plus, ce n’est pas l’industrie audio qu’on devrait blâmer mais la culture de consommation folle associée à l’acceptation d’une science « vaudou ». L’industrie audio, spécialement dans le secteur haut de gamme, réagit à peine face au climat ambiant. Finalement, chaque culture a ce qu’elle mérite.

Si vous décidez de commenter cet article, bienvenue ! Mais soyez constructif et apportez des arguments (au pire des liens). Aucun commentaire ne sera publié sans honorer cette demande.

Mise à jour du 3 avril 2019 : lisez cet excellent texte Audiophile, tu perds ton sans froid de Pierre Schneider, qui raconte la naissance d’un idiophile.

Quelle est cette image en tête de cet article ? Il s’agit d’un « élévateur de câble » qui pourrait mériter un onzième chapitre ici. Pour s’en convaincre, lire la description complète sur cette page (en anglais). Pour les anglophobes voici un paragraphe édifiant : « L’avancée la plus significative appliquée au DFSS est le pont suspendu à double bande de câble, conçu pour supporter n’importe quel câble, puissance ou signal, tout en dissipant l’énergie vibratoire à travers les bandes de polymère volontairement tendues. La deuxième innovation est le composé granulaire absorbant l’énergie qui remplit la base du DFSS. Cette formulation de composé absorbe l’énergie au sol qui s’accorderait autrement au câble, causant la dégradation du signal. »
Étrange, aucun prix Nobel de physique n’a jamais été accordé à un quelconque inventeur de matériel de ce genre…

170 réactions au sujet de « Les 10 plus gros mensonges en audio »

  1. Discussion absolument passionnante.
    Merci pour l’auteur et son approche scientifique. En ce qui concerne les Ampli à lampes, pour en être concepteur (prof d’électronique à la retraite !) je trouve que c’est tout de même plus beau qu’avec des semi conducteurs (MOS et autres).
    Contrairement aux idées reçues, c’est aussi très fiable(si bien réalisé!). De plus c’est réparable après plus de 30 ou 40 ans. Un ampli moderne en panne, c’est direct la poubelle( pièces introuvables, accès au cartes impossible sans tout démonter…)
    Pour les câbles de HP c’est vrai que n’importe quel fil de section suffisante fera l’affaire pour des longueurs de quelques mètres(vérifié à l’oscilloscope ).
    Bonne soirée…

  2. la musique est « émotion »
    Ce que chacun a envie d’entendre est différent
    Ce que chacun entend est différent
    alors les courbes et le reste …
    Bon nombre de musiciens qui réalisent les disques que nous écoutons jouent sur des amplis à lampes, enregistrent quand ils le peuvent en analogique

    1. La première partie de votre intervention est indiscutable si l’on s’en tient à l’émotion. Qui n’est pas le sujet de cet article, où l’on parle de son, pas uniquement de musique. On s’intéressera autant à la reproduction d’une explosion que d’une sonate.
      La seconde, sur les musiciens, a déjà été discutée ici et ailleurs : un musicien joue, un auditeur écoute. Cette lapalissade induit ce constat : l’objectif du premier est de fabriquer (comme il le souhaite) quand celui du second est de reproduire (comme il se doit).
      Quant à dire, aujourd’hui, qu’un musicien enregistre sur une bande magnétique analogique, c’est une vue de l’esprit. En rappelant que le premier étage – comme le dernier – est toujours analogique.

  3. Bonjour,
    Je n’ai qu’un ampli numérique Pioneer et cela me convient, même si je trouve très beau celui de Devialet.
    Je suis en accord avec une grande partie de ce que vous dites, mais je serais moins catégoriques tout de même.
    Dans un premier temps Christmann n’a pas tord sur la qualité des CD et des lecteurs de CD, et je parle en tant qu’informaticien. Un CD est formé d’une multitude de trames de 32 bits (16 par voie) et si l’un d’entre eux n’est pas lu alors un point d’échantillonnage est perdu. Il faut aussi parler de ce qu’est un bit sur un CD, que cela soit un 1 ou un 0, c’est une cavité plus ou moins profonde et comme en électronique c’est seulement à partir d’un seuil que c’est l’un ou l’autre. Il est difficile d’entendre la perte d’un seul point mais quand cela dépasse 44 points (10ms) cela s’entend (c’est de la physique). Ensuite il y a pleins de raisons pour pour qu’un CD ait des « trous » dans ses données, les rayures sur une face comme sur l’autre, l’utilisation de produits rongeant les polymères comme certains feutres, et même la poussière.
    Pour contrer cela certains lecteurs utilisent un laser plus fin, qui permet d’avoir une meilleur précision sur profondeur d’un trou et donc de la valeur 1 ou 0. Après un lecteur de CD stocke plusieurs milliseconde de son avant de le restituer, cela lui permet de tenter plusieurs mesures sur la profondeur d’une même cavité (0 ou 1), et enfin dans le traitement du signal la perte d’un point peut être compenser par du calcul à partir des points qui l’entourent. Tout cela a un coup et un lecteur CD à 200€ restitue plus facilement un vieux CD que ma vieille chaîne d’étudiant à 200FF.
    Je pense que l’on peu s’acheter une Megane et elle nous emmènera aussi bien qu’une Porch Cayenne, par contre elle vous emmènera avec moins de vibrations et avec moins de stress de tomber en rade sur le bord de la route qu’une Aixam .
    Pour l’Oreille en Or, étudiant j’avais un copain qui ne connaissait pas le solfège pourtant il jouait au piano rien qu’à l’oreille. J’ai beau avoir fait de la musique, je n’y suis jamais arrivé. La nature ne nous a pas forcément fait tous égaux et c’est tant mieux sinon ce serait trop triste. Là où je vous rejoint est que beaucoup d’experts n’ont en fait rien à envier car s’ils sont si bon pourquoi ils ne font que vendre du matériel audio. Un talent doit s’utiliser.

    1. Marc, sans contester votre explication étayée, vous oubliez de mentionner le bit de parité sur le CD, qui permet une correction d’erreur et d’éviter la perte de point d’échantillonnage.
      Concernant votre copain qui jouait à l’oreille, il s’agit d’une oreille absolue qui n’est pas l’oreille en or visée ici.

  4. juste deux commentaires :
    1 – lecture numérique : des 0 et des 1, oui, mais il peut y avoir des erreurs de lecture, et donc sauter des trams de transfert. la qualité de lecture est importante pour ne pas avoir trop de perte (cd dégueulasse, réseau merdique, mais le cable y est pour rien) et dégradé le rendu (lenteur de l’algo de dérivation …)..
    Je suis surpris que les constructeurs de lecteurs numériques ne précisent jamais les algos de reconstruction qu’ils utilisent.
    2 – le prix :
    – comparer un break des années 80 avec un SUV 2018, c’est con,
    – comparer un SUV Dacia et un SUV Volvo XC60, c’est con
    – comparer une AMG S 63 avec une formule 1, c’est con.
    Alors arrêtez de fulminer en comparant un lecteur carrefour à 80 euros et un lecteur à 20.000 euros en disant que c’est de la connerie à ce prix; a prouve simplement que vous ne savez pas faire la différence entre un IBIS budget et le Ritz.
    Merci

    1. Normalement, je ne devrais même pas valider votre commentaire tellement il est fumeux, vide de fondement et, surtout, d’une mauvaise foi crasse.
      Que vous ayez acheté un lecteur CD à 20.000€ et que vous cherchiez à le justifier aux yeux des autres ça vous regarde, mais évitez de telles comparaisons ridicules.
      Entrer dans un hôtel de luxe ça se constate aisément et ça se justifie parce qu’on a plein de fric et qu’on aime le luxe ; ce qui n’est pas une preuve absolue de qualité mais simplement d’un goût pour le confort (notion très relative).
      De même entre deux bagnoles affichant un écart de prix de ±50K€ : oui il y a une différence évidente mais est-ce pour ça que ça nous transporte mieux d’un point A vers un point B ?
      Maintenant justifier l’achat d’un lecteur à 20K€ contre (soyons fous) un autre à 1000, ça doit se se démontrer. Mais sans doute n’avez-vous pas même essayé, convaincu que vous êtes par les marchands ou les copains fortunés.
      Quant à votre salmigondis concernant la « lecture numérique » (point 1) où vous tentez de montrer votre prétendu savoir par du jargon à deux sous, il n’apporte rien au débat…

      1. OUI OUI et re OUI Une voiture qui coute 50 k€ de plus qu’une autre transporte mieux.
        Comparatif fait entre une Citroën C4 diesel de 90cv, une Porsche 911 cab PDK, freins céramiques etc .. et une Lamborghini Murcielago, le même jour sur le même parcours en respectant la limitation de vitesse (50km/h en ville 90 sur route)
        Et bien OUI on est mieux transporté (et transporté. Attention il y a une allusion humoristique ) dans un Lambo que dans un Porsche que dans une C4 Diesel.

        Et je pense qu’il doit en être de même avec les lecteurs CD à 20 k€.
        Encore faut-il avoir écouté un lecteur CD de ce prix dans une grande marque (Nagra, Mc Intosh, Accuphase …) et l’avoir écouté « honnêtement ».
        Et se rappeler que meilleur appareil est celui que l’on peut s’offrir, quelque soit le prix.
        Après on peut toujours donner des leçons.

        1. On va terminer là dessus, puisqu’on n’est pas sur un forum (cf. ci-dessous).
          Non, nous ne sommes pas mieux transporté dans une 911 qu’une C4.
          Oui, plus rapidement en étant hors la loi.
          De façon plus confortable et pratique, clairement non. Même Alain Prost vous le dira !
          Chacun voit midi à sa porte en la matière : si vous aimez l’inconfort, si vous n’avez besoin que d’une brosse à dents et d’un slip pour partir en vacances ou en WE, si vous avez un budget en K€ pour l’entretien de votre bagnole et si vous avez les moyens de payer des stages de récupération de points, prenez la 911 😉
          Contrairement à vous, je considère tout moyen de transport comme un outil et non une passion. Ainsi mon cahier des charges n’est pas le vôtre: je favorise ce qui est abordable et efficace à ce qui brille et qui coûte [inutilement] un bras.

          Concernant le lecteur CD vous changez de ton : « je pense qu’il doit en être de même » est loin d’une étude comparative objective et honnête
          Si vous arrivez à entendre la différence entre un lecteur CD à 20K€ et un autre à 1000€, lors d’un test en aveugle dument réalisé (donc honnête), faites le nous savoir !
          Pour ma part, j’ai le même cahier des charges que précédemment.

          Quoi qu’il en soit, vous le savez sans vouloir vous l’avouer: l’automobile est à l’audio ce que la culture des patates est à la fabrication des viaducs.
          Quant à vos deux dernières phrases, je laisse le lecteur apprécier.

  5. Je constate encore et toujours que dans le monde actuel il ne faut accepter de publier des commentaires que s’ils sont politiquement corrects. […] Vive la censure et le manque de courage!

    1. M. Christmann, ce site n’est pas un forum !
      Par conséquent je suis libre de choisir le traitement des commentaires (que je pourrais tout bonnement fermer). Pour autant il me semble intéressant que le lecteur puisse donner son avis : je les ai tous publié. Notez que je vous en ai validé plusieurs.
      Après, donner un avis sur un avis ça devient une discussion, donc un forum, ce qui n’a jamais été l’objet de Pasbanal. Ce serait au détriment des commentaires uniques de tous les autres visiteurs car ils seraient noyés.
      Maintenant il vous reste deux possibilités : publiez un article sur ces pages en me contactant ou rendez vous sur les nombreux foras qui traitent du sujet.

  6. L’argument du chemin le plus court pour la fidélité du message à l’intérieur d’un ampli est-il viable?
    Un fil de cuivre de 15 cm pour une liaison intérieure avec une section de 1,5 mm carré aura une résistance de 0,17 milliohms ce qui est extrêmement faible. De plus un simple conducteur de cuivre ne déforme pas le signal.
    Alors j’aimerais comprendre d’autant que j’ai eu pendant 19 ans un excellent ampli construit en 1982 et plein de fils à l’intérieur. Il avait l’air mal fait quand on l’ouvrait mais il était très bon et très fiable. L’argument du plus court chemin n’est pas un argument de meilleure conception.

    1. C’est un argument défendu par beaucoup depuis des lustres. Au vu des longueurs impliquées dans la réalisation d’un amplificateur, ça n’a à mon sens aucune justification. Comme vous le dites, de vieux amplis sonnent parfaitement avec un câblage interne qui ferait peur à certains.
      Cela ne doit pas être confondu avec le travail d’ingénierie et d’optimisation par les électroniciens professionnels (blindages, plan de masse, etc.)

  7. Le mensonge du sens de la liaison. Certains fabricants de câbles de liaison mettent des flèches sur ces derniers en indiquant qu’il faut respecter le sens de branchement.
    Je rappelle : « lorsque vous appuyez sur un interrupteur vous donnez l’ordre aux électrons de se déplacer et cet ordre se transmet à la vitesse de la lumière (environ 300.000 km par seconde) d’où allumage instantané pour nous de la lampe et ceci quel que soit le sens de branchement des fils en cuivre ». Ayant étudié la façon dont les atomes de cuivre sont assemblés je veux bien oublier tout ce que j’ai appris si on me démontre que les électrons passent mieux dans un sens que dans l’autre.
    C’est fou tout ce qu’on peut inventer pour berner les gens qui malheureusement sont ignorants des faits scientifiques.
    D’un autre côté certains se grugent eux-mêmes : ils y en a bien qui sont persuadés de nos jours encore que la terre est plate et ça c’est un constat consternant et hilarant c’est selon.

  8. Bonjour et bravo pour votre article.
    C’est le « marronnier de la Haute-Fidélité car ces sujets reviennent sans cesse…
    Mon point de vue est que vous avez tout à fait raison. Je souhaite juste apporter ma petite pierre à l’édifice concernant les câbles.

    Prenez une marque de matériel HI-FI qui fabrique des lecteurs CD, des tuners, bref, des sources. Parfois, est inclus dans la boite un câble pour connexion à l’amplificateur. Comment peut-on imaginer que le fabriquant propose un câble qui nuirait à son matériel ? Il est bien plus simple de dire que le câble livré est « adapté » (comme tout autre câble d’ailleurs) au matériel.
    Prenez maintenant les constructeurs de matériel qui ne proposent pas de câble. L’on nous dit que c’est parce que ces câbles haut de gamme sont très difficiles à produire et nécessitent de gros moyens techniques et donc, en R&D et financiers. Mais en même temps, l’on nous vante un câble « artisanal », fait par un passionné reconnu dans le milieu. Câble conçu … au fond de son garage avec très peu de machines-outils ! De qui se moque-t-on ?
    Montons en gamme. Prenez Luxman, fabriquant haut de gamme, voire très haut de gamme, certains amplis coûtant plus de 60000€…
    C’est très intéressant, car Luxman propose également des câbles dont le modèle le plus onéreux (en câble démodulation) coûte … moins de 500€ (ce qui est déjà très cher). Un câble de 500€ pour un amplificateur de plus de 60000€. Peut-on imaginer que ce câble Luxman « bouche le son, détruise la scène sonore etc. etc. etc. » ? Encore une fois, le câble proposé est « adapté » au matériel.
    Et donc, tous les arguments de ceux qui prétendent qu’il faut absolument consacrer 5% ou 10% (voire plus) du budget aux câbles s’évanouissent : 500€ pour 60000€, cela fait 0.8% du budget ! Pour une installation classique et déjà belle à 5000€, cela fait un câble à… 40€ ! 🙂
    Et que personne ne m’objecte que la vraie HI-FI commence à plusieurs dizaines de milliers d’euros. Si 0.8% du budget vaut 2000€ (prix exorbitant pour un simple câble), cela fait une installation à 250000€. C’est donc le prix d’une installation moyenne chez les audiophiles ? Un peu de sens commun SVP…

    Et les câbles « numériques » ? Un flux numérique est une succession de 0 et de 1. Ce flux est « identique en termes de structure » pour un flux musical, un flux Word, Excel, vidéo ou quoi que ce soit d’autre. Toujours des 0 et des 1, rien d’autre. Mais alors, pourquoi les entreprises (et pire, les hôpitaux, les institutions, le CNES, la NASA…) ne consacrent-elles pas un énorme budget pour les câbles réseaux à plusieurs milliers d’euros le mètre pour leur informatique ? Se pourrait-il qu’elles prennent un risque inconsidéré (perte de données, transformation de 0 en 1, de 1 en 0…) avec leur câble RJ45 ou fibre optique à quelques euros le mètre ? S’il n’y a aucun risque côté entreprise, pourquoi devrait-il y en avoir un pour la HI-FI ? Cela n’a aucun sens…

    Pour terminer, je suis toujours surpris quand je lis qu’il faut investir de pareilles sommes. SI vous avez le budget, dépensez-le dans le modèle supérieur de votre ampli/lecteur/enceinte ! Là au moins, vous entendrez la différence !
    En résumé, tout ce marketing autour des câbles onéreux qui vont transcender le son relève, soit d’une méconnaissance totale des lois de l’électricité s’appliquant dans le domaine des basses fréquences (car la HI-FI reste dans les basses fréquences !), soit d’un mensonge caractérisé de la part des services marketing et des journalistes HI-FI !

    Merci de m’avoir lu jusqu’au bout !
    Bertrand Dubois

  9. Je m’excuse mais mon commentaire s’arrêtait là où j’avais fait une remarque sur l’état de mes disques. Je ne sais pas d’où sort la suite à partir de »le mensonge du câble ».
    J’ajoute que j’ai oublié de dire que mes disques sont d’époque donc d’avant l’aire digitale. Certains ont plus de 50 ans. J’ai la platine dual
    704 avec la cellule shure M97xE montée par mes soins avec toute la rigueur demandée. Je n’utilise pas la brosse montée sur la cellule et la force d’appui n’est donc que de 1,25 g,une caresse pour le disque. De plus toutes mes galettes ont été très bien nettoyées . J’ai eu en ma possession 4 paires d’enceintes et je vous assure , sans vouloir me vanter , que sur aucune je n’ai entendu de souffle ou autre bruit parasite comme tous mes amis peuvent en témoigner.
    J’ai aussi pas mal de doubles de mes musiques en CD. La comparaison penche presque toujours en faveur du vinyle surtout dans les graves aussi étonnant que cela puisse paraître.
    Par contre enregistré dans un format supérieur au 16 bits-44,1 kHz comme par exemple sur les DVD le vinyle perd le duel.
    J’ajoute que le CD n’est pas mauvais mais comme pour tout l’enregistrement doit être soigné au départ. Si on avait respecté la prise de son et la dynamique offerte le CD ne serait probablement pas autant en chute libre au niveau des ventes. Les fabricants n’ont pas compris ou trop tard que les gens ont de meilleurs oreilles que ce qu’ils ont cru. De plus les fabricants de lecteurs CD auraient dû plus rapidement soigner leur convertisseur N/A à
    l’intérieur de leur appareils.
    J’ai été voir « Don Giovanni » hier soir à l’opéra de Nice. Conclusion : « Je pense qu’aucune chaîne stéréo ne peut reproduire à 100% ce que j’ai entendu et ceci pour différentes raisons : la salle,la dynamique etc… ». Si vous essayez la police risque d’être là dans le 1/4 H qui suit. Un
    peu d’humour ne peut nuire.

  10. Excellent ! Tout simplement quelqu’un est venu pendant mon sommeil me piquer tout ce que je pense et dé-pense (oui j’invente des verbes inverses). Ça fait du bien d’entendre ça, enfin de le lire mais j’avais la voix d’un inconnu pendant la lecture passionnante ! On aurait pu parler tout le long de l’effet placebo, pas la chanson de Bénabar (orthographe ?), mais bien cet effet que si on compare un truc à un autre pour faire simple, eh bien il y en a qui capte une différence alors que les deux produits étaient les mêmes ! L’écoute ABX en est une large démonstration, je connais aussi (hélas) des gens qui croient que les virus informatiques se déplacent sur les fils électriques secteurs et ont peur que les machines à laver ne fonctionnent plus… Mais pourquoi je connais des gens comme ça, moi ? Ou, bien sûr, qu’un câble est meilleur qu’un autre (ça, je dois admettre que sur 800 millions de kilomètres il existe peut-être une différence, mais qui a 800 kilomètres de câbles chez lui pour faire ces mesures ultra-précises grâce à des appareils et pas grâce aux oreilles ?). Les composants, les cordons, les produits de nettoyages, etc… Oui, eh bien il y en a tellement qui grugent, plus que des banquiers affamés, leurs clients, que c’est à se demander s’il ne faudrait pas créer des gilets incolores pour manifester à un par ville et village contre ce phénomène inquiétant responsable du trou de la couche d’ozone ou de la couche de l’ozone du trou ou de l’ozouche de la crou cone…
    Bon, comment apprendre ça aux personnes qui ont été trompés et croient que leur matos est supra gigantesque parce qu’ils ont dépensé 6 mois de salaire ?
    On se heurte forcément à tous ces on-dit-que etc.
    Dans la vie courante ça me fatigue, là au contraire j’ai bien aimé !
    Merci pour ce réajustement des valeurs !

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