HiFi, c’est bien Haute Fidélité ?

HiFi, c’est bien Haute Fidélité ?

Je ne vais pas faire l’affront d’expliquer au lecteur la signification des deux mots qui composent Haute Fidélité (ou High Fidelity). L’objectif de ce billet est simplement de rappeler les fondements de la HiFi.

Car défenseur inconditionnel du texte de Peter ACZEL, traduit ici même, Les 10 plus gros mensonges en audio, je crois que certains audiophiles (ou idiophiles pour les plus crédules) ont oublié le but ultime de la fameuse chaîne HiFi : reproduire le son, la musique le plus fidèlement possible.

Cette musique produite par des artistes aidés par des ingénieurs du son hautement qualifiés, baignés dans des studios d’enregistrement imbibés de haute technologie. Haute technologie… des lampes et des transistor ?

Non, les studios sont remplis d’AOP les plus performants qui soient, de circuits de traitement les plus modernes qui soient, souvent d’un canal le plus numérique qui soit, d’enceintes de monitoring les plus neutres qui soient. Et probablement d’ouïe en or des plus vraies qui soient (celles là). L’objectif ultime d’un amoureux de la musique serait alors de s’approcher au plus près des technologies utilisées en studio.

Il semble qu’il n’en est rien pour certains ; notamment les cinglés de la lampe (ou tube). Pourtant, comme le rappelle P. Aczel Tout ce que les tubes peuvent faire dans un appareil audio, des équipements sans lampes peuvent le faire mieux, à un moindre coût, avec une plus grande fiabilité.

Et en ce qui concerne le si fameux « son des lampes » c’est une coloration délibérée introduite par le fabricant pour entretenir des préférences altérées […]

Alors quoi ?! Soyons raisonnable et respectons le travail des artistes1 !

Les mêmes artistes, par exemple Popa Chubby ou David Gilmour, auront jeté leur dévolu sur tel ou tel matériel d’amplification, généralement à lampes, pour les mêmes raisons évoquées ci-avant : la coloration.
Le premier fera sonner la boucle de masse comme un parti pris.
Le second cherchera le silence autour des notes.

Dans tous les cas, le son de l’ampli appartient à l’instrument. Il ne fait qu’un. L’un sans l’autre n’est plus le son Gilmour ou le son Chubby…
La Fender avec son Marshall : la voix de son maître.

Par conséquent, altérer ce choix par une seconde couche de lampes (ou autres artéfacts) n’est pas conforme à la quête du Graal : la fi-dé-li-té.
Cette fidélité que tout ampli moderne, même de seconde zone2, est capable d’atteindre, si tant est que les gamelles3 soient de bonne facture.
En effet, d’autres ingénieurs du son, des électroniciens hors pair ceux-là, s’arrachent les cheveux depuis un siècle pour nous concocter les puces qui repoussent les défauts les plus vils, bien au delà de la capacité de l’oreille humaine.
Souffle, distorsion, dynamique et j’en passe : tout ça est déjà hors d’atteinte depuis belle lurette.

Maintenant, à chacun sa taille de porte-monnaie (ou chacun voit midi à sa porte (le temps c’est de l’argent)). Mais faire marcher le commerce implique très souvent une dose plus ou moins forte de mauvaise foi. Que ce soit l’acheteur ou le vendeur beaucoup ont oublié, souvent délibérément, le sens de Haute Fidélité…

1. dans une moindre mesure (quoi que) respectons la nature et cessons de bouffer du Watt inutile, bien qu’il reste à inventer l’ampli à lampes… en insert.
2. je me souviens de mon petit Luxman des années 80, ou encore de la catastrophique apparition des fameux NAD à 150 Francs. Catastrophiques pour le commerce 🙂
3. haut-parleurs : ils sont, depuis toujours et pour longtemps (?), le maillon faible de la chaîne de reproduction sonore.

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